À 20 heures 20 sur Télé Réunion : ’Retrouver Sara’

La violence physique faite aux femmes ajoutée à l’enlèvement d’enfant !

11 juillet 2006

Téléfilm Franco-Belge en deux parties de Claude Barma. Avec : Sophie de La Rochefoucauld (Armelle), Maher Kamer (Nadim), Agathe Bouissières (Sara), Liliane Rovère (Cécile)...

Première partie :
Armelle et Nadim ont une petite fille, Sara, et ils attendent un second bébé. Aux yeux du monde, ils ont une vie de famille heureuse, mais il en est tout autre une fois la porte de leur appartement fermée : l’existence avec Nadim est devenue irrespirable. Il vit aux crochets d’Armelle et cède de plus en plus à la violence. Armelle tient bon, elle l’aime, elle croit dur comme fer que ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Mais à force d’être aveugle, son amour l’a conduite au bord du précipice. Elle vit encore quelques brefs instants de bonheur lorsqu’elle accouche de sa seconde petite fille, Xenia. Dès son retour à la maison, le drame reprend. Le couple explose le jour où Nadim agresse la jeune femme en lui tailladant sauvagement le visage et disparaît avec Sara. Commence alors un autre calvaire pour Armelle : retrouver Sara à tout prix !

Seconde partie :
Après avoir tailladé le visage d’Armelle, Nadim s’est enfui avec Sara. Pour Armelle, le calvaire ne fait que commencer. Soutenue par sa famille et ses collègues, elle va tout mettre en œuvre pour retrouver sa fille.

Adaptée d’une histoire vraie, d’après le récit autobiographique de Fabienne Brin, "Retrouver Sara", que nous verrons ce soir devrait être le programme-phare de cette semaine audiovisuelle. Il est à noter que les deux parties de ce téléfilm seront diffusées successivement ce soir et demain soir et c’est tant mieux, il ne fallait pas laisser retomber le soufflé en programmant la suite une semaine plus tard.
Cette histoire ne va pas sans rappeler celle de Manian Bibi Rokhaya qui a récemment fait la une de nos journaux, du moins en ce qui concerne la violence faite aux femmes, car dans le téléfilm de ce soir, c’est le mari qui est un étranger, comme quoi la violence faite aux femmes n’a pas de nationalité. Cela fait quelques décennies maintenant que l’on ne cesse de manifester contre l’utilisation des femmes comme des objets, c’est à croire que rien n’y fait, tous les jours à travers le monde, des femmes sont battues, humiliées, parfois tuées au nom du machisme sauvage de certains hommes dominateurs.
Dans l’histoire qui nous intéresse, il ne s’agit pas seulement des souffrances physiques endurées par cette femme, mais aussi de celles beaucoup moins visibles mais toutes aussi cruelles, les violences morales. Si lors de divorces ou de séparations, la discorde peut se faire jour entre les deux protagonistes, s’il est vrai que rien n’est simple lorsque des enfants se trouvent au milieu d’une bagarre pour le droit de garde, rien ne peut justifier que l’un des parents enlève l’affection de l’enfant à l’autre.

Ph. T.


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