Pays émergents

Solidarité avec la lutte du peuple des Chagos

Témoignages.re / 15 mai 2008

Il y a près de 20 ans cette année, le Groupe des Réfugiés des Chagos - un mouvement fondé autour d’Olivier Bancoult par des déportés des Chagos qui ne se résignaient ni à l’exil ni aux compensations financières - lançait sa première campagne d’information adressée à l’opinion internationale. En 1989, le mouvement des réfugiés chagossiens avait six ans et ce peuple condamné depuis 1965 à l’exil et à la misère par deux “champions” des droits de l’Homme, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d’Amérique, commençait à relever la tête et à défendre ses droits.

En cette année du 60e anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme, il faudra faire le rappel de toutes les violations que ce peuple de l’océan Indien a subies, à la suite de l’accord du 30 décembre 1966, qui officialisa l’expulsion des Chagossiens de leur archipel et scella le marchandage honteux par lequel deux puissances mondiales humilièrent l’aspiration des Mauriciens à l’Indépendance, en exigeant qu’ils renoncent à une partie de leur territoire (voir rappel historique).
L’article 9 de la Déclaration de 1948 proclame que « nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé ». Forts de ce droit, les Chagossiens depuis maintenant 10 ans ont engagé une bataille juridique pour la reconnaissance de leurs droits à retourner dans l’archipel où ont vécu cinq générations d’Ilois depuis son peuplement par la France, à la fin du 18e siècle.

JPEG - 23.8 ko
Olivier Bancoult, fondateur du "Groupe des Réfugiés des Chagos".

Cette bataille judiciaire de dix années a été ja déjà trois décisions essentielles pour les Chagossiens (voir le rappel juridique), aujourd’hui en attente d’un jugement en appel devant la Chambre des Lords du Royaume-Uni, fin juin 2008.
C’est le moment choisi par le GRC pour donner une ampleur redoubléeredoublée à sa campagne de solidarité internationale. Celle-ci peut s’exercer à plusieurs niveaux. A la faveur de l’audience de juin, les Chagossiens veulent financer le voyage entre l’île Maurice et l’Angleterre d’une vingtaine des leurs, parmi les plus âgés : pour qu’ils puissent témoigner devant les Lords de l’arrachement qui leur a été infligé.
Et lorsqu’ils auront remporté la victoire judiciaire, ils auront besoin de moyens encore plus importants pour retourner dans l’archipel et tout refaire, sur la base du Plan de Reconstruction qu’ils ont élaboré avec un consultant. Coût de la première phase de ce Plan : 25 millions de £ (livres sterling) ou 31,4 millions d’euros.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi matin à la mairie du Port, Michel Séraphine, 1er adjoint au maire Jean-Yves Langenier, a pu rappeler la solidarité active des Portois depuis bientôt 20 ans. Après avoir accueilli et soutenu la première conférence de presse internationale des Chagossiens en exil, la ville du Port a signé à l’île Maurice, avec le GRC et la ville de Port-Louis, en 2004, une convention d’Amitié et de Coopération. « Il faut aujourd’hui sortir du Port pour élargir cette solidarité à l’ensemble de La Réunion. Nous sommes prêts à mettre en place un comité de soutien. Le 30 st demain et nos amis chagossiens sont à deux doigts d’obtenir gain de cause » a dit Michel Séraphine en appelant les Réunionnais à la solidarité agissante.
20 ans après, pourra-t-on dire que la relance de la solidarité internationale envers le peuple des Chagos sera également parti de La Réunion ? Tout dépendra de la force que nous saurons donner à notre soutien.

Témoignages


L’année prochaine à Peros Banhos !

Depuis les années 80, chaque fois que les Chagossiens ont cherché à donner une ampleur ampleur internationale à leur quête du retour dans l’archipel, ils ont rencontré la solidarité des Réunionnais et en particulier des Portois.
Avec la fin attendue de la bataille judiciaire engagée depuis 1998, le GRC a lancé le mois dernier des appels à rité internationale. Son président s’est rendu en Grande-Bretagne, début avril 2008, pour y présenter le Plan de Réinstallation des Chagossiens.
Le mardi 8 avril, devant la Chambre des Lords, des propositions pour le repeuplement des Chagos (à l’exceptionexception de Diego Garcia) ont été exposées par John Howell, ancien directeur de l’Institut de développement de l’Outre-Mer (ODI, en anglais). Grâce à une aide financière du Joseph Rowntree Reform Trust, les Ilois ont commandé à ce consultant et expert une étude chiffrant leur stratégie de retour dans l’archipel.
Cette étude dit notamment que, dans les cinq premières années (première étape du Plan), environ 150 familles - près de 1.000 personnes - pourraient s’implanter. Le GRC estime à environ 800 au totale des familles chagossiennes aspirant au retour.
L’étude identifie également l’écotourisme, la pêche et son exportation comme les activités principales et les sources de revenus sur lesquelles fonder ce retour. Des investisseurs privés britanniques et maurs et mauriciens, ont été consultés sur les conditions de réussite de telles activités, dans lesquelles le transport aérien est une composante primordiale. Les autres sources de revenus et les productions envisageables incluent des cultures maraîchères et f. Les activités déployées devront comporter une surveillance et la protection de la biodiversité de l’archipel, activités auxquelles les Chagossiens seront préparés.
Une Fondation pour le Développement des Chagos sera chargée de coordonner les investissements publics et privés. L’étude propose également la création d’une Commission pour le Repeuplement des Chagos, dont la double mission serait la mise en œuvre du processus et le contrôle du territoire.
La réinstallation, dans sa première phase, a été estimée à 25 millions de livres sterling lors de sa présentation au gouvernement britannique et à la Chambre des Lords le 8 avril.
Telles sont les grandes lignes du Plan préparé avec l’expert britannique pour faire taire les prétextes soulevés par les adversaires du retour des Chagossiens. Ceux-ci font valoir principalement qu’un tel retour serait « impraticable et coûteux ». Ils soulèvent le risque de submersion de l’archipel par l’océan, sans voir que cette pensée n’effleure même pas les occupants de Diego Garcia, un îlot dont un tiers est occupé par la base militaire américaine. Comment pourrait-il y avoir un risque pour Peros Banhos et pas pour Diego Garcia ?

Après la Grande-Bretagne, le GRC s’est rendu aux Etats-Unis entre le 10 et le 23 avril, pour une tournée dans plusieurs grandes villes - Washington, Chicago, Omaha, Boston, Portland, New-Jersey, New-York et California - pour y faire entendre la douleur des Ilois. Les Américains touchés par les conférences ont tous dit qu’ils avaient entendu parler de Diego Garcia, sans rien savoir de l’histoire des habitants de l’archipel. Une association de soutien aux Chagossiens s’est créée à Washington et un nouveau site web est apparu le 8 avril, portant le nom de la campagne de soutien britannique sur Netscape “Let them return !”.
Toutes les interventions du GRC à travers le monde visent à faire comprendre l’injustice que les Chagossiens ont eu à subir. « Nou lé pa plis, nou lé pa moins, mé répèkt anou », disait défunt Laurent Vergès. Son message fait parfaitement écho à la revendication des Chagossiens, dont le plus fort sentiment d’injustice tient à ce qu’ils ont vu leurs droits violés et piétinés par une grande nation, un champion des Droits de l’Homme toutes catégories.

Aujourd’hui, 89% de la communauté veut retourner à Peros Banhos, y compris ceux qui n’y sont pas nés et qui veulent connaître la terre de leurs parents, de leurs ancêtres. Il existe dans la communauté plusieurs niveaux d’impatience et c’est pourquoi les Chagossiens prévoient un retour en plusieurs étapes.
Le 30 juin sera pour la communauté une date très importante. Après trois jugements déjà rendus en faveur des Chagossiens, comment imaginer que les sept juges de la Chambre des Lords pourraient rendre une décision qui irait contre celle de leurs pairs qui, le 23 mai 2007, avait déclaré « illégal » l’appel du gouvernement anglais ?
Le GRC croit en la dignité des peuples, celle du peuple chagossien comme celle de tous les peuples - Palestiniens, Aborigènes d’Australie, etc... - qui ont lutté parce qu’on leur refusait le droit de vivre sur leur territoire.
Les Chagossiens sont très honorés du soutien de leurs amis et frères réunionnais, dont la solidarité est plus que jamais indispensable pour remporter cette bataille.
Avec quelques mots de David Diop, conteur sénégalais, Michel Séraphine a évoqué l’espoir de ceux qui luttent : « Nos mains crispées dans l’étreinte du combat montrent à tous ceux qui pleurent des éclats d’avenir ».
Depuis les années 60, les Chagossiens sont passés par des moments difficiles et ils ont beaucoup pleuré. Mais aujourd’hui, comme les Juifs nous pensons pouvoir dire à tous ceux qui nous ont soutenus : « L’année prochaine à Peros Banhos ! ». Olivier Bancoult.


1998 - 2008 : Dix ans de bataille judiciaire

Le procès qui aura lieu le 30 juin de cette année est la dernière étape d’un long marathon qui a donné au peuple chagossien ses plus belles victoires depuis 40 ans.
En mars 1999, Olivier Bancoult obtient l’assistance judiciaire pour demander à la Haute Cour de Londres « si un fonctionnaire britannique a le droit de promulguer une loi (le décret-loi d’avril 1971) excluant des citoyens britanniques (les Chagossiens) d’un territoire britannique qui, de plus, est le leur. Ou serait-ce un abus de pouvoir de ce même fonctionnaire ? ».
Cette question constitutionnelle a été jugée recevable par la Haute Cour de Londres qui, le 3 novembre 2000, reconnaît que les Chagossiens étaient bien les habitants des îles Chagos et qu’à ce titre, ils ont le droit de retourner sur leurs terres, sauf sur Diego Garcia, qui abrite la base militaire américaine.

En 2004, la reine introduit une nouvelle loi intitulée “Ordre du Conseil privé de la reine” interdisant aux Chagossiens de retourner dans leur archipel.
Le 11 mai 2006, la Haute Cour de Londres rejette l’Ordre du Conseil privé de la Reine (de 2004) remettant ainsi en cause une décision de la reine, pour la première fois dans l’Histoire de la couronne d’Angleterre. Apreterre. Après ce rejet, la reine disposait d’un délai de 28 jours pour faire appel. Elle a demandé une prolongation de 7 jours de ce délai. Le gouvernement britannique, sous l’autorité de la reine, a fait appel du rejet de la Haute Cour 10 minutes avant l’expiration officielle du délai supplémentaire. Cet appel est suspensif.

23 mai 2007 : La Cour d’appel confirme le droit au retour des Chagossiens. Le gouvernement britannique fait à nouveau appel de ce jugement devant la Chambre des Lords qui, le 23 octobrautorise le gouvernement à faire appel à condition qu’il prenne en charge tous les frais judiciaires engagés par la communauté chagossienne.

Juin 2008 : ouverture du procès définitif devant la Chambre des Lords.


Qui sont les Chagossiens ?

Au 16ème siècle, Pedro de Mascarenhas “découvre” La Réunion, Maurice, Rodrigues et un groupe d’îles que les Portugais baptisent Cinco Chagas.
En 1532, Diego Garcia aborde l’île la plus importante des Cinco Chagas et lui donne son nom.
Au 17e siècle, les navle, les navigateurs anglais, français et néerlandais transforment le nom de Cinco Chagas en Chagos. L’archipel des Chagos reste inhabité et il l’était encore lorsque le chevalier Grenier et l’astronome Rochon l’explore en 1769 et en prennent possession au rance.
En 1776, le gouverneur François de Souillac décide d’occuper les Chagos encore désertes. Il y envoie des colons français et des esclaves mozambicains et malgaches pour exploiter les cocoteraies.
En 1810, l’archipel passe sous contrôle britannique et est administrativement relié à l’île Maurice. Les autorités coloniales de l’île Maurice exilaient les lépreux aux Chagos, où l’esclavage est aboli en 1835.
1965. L’Ile Maurice réclame son indépendance, mais le “prix à payer” est de renoncer à l’archipel des Chagos convoité par les Américains qui cherchent une implantation stratégique dans l’océan Indien. Les Chagos sont détachées des autres îles mauriciennes par le gouvernement britannique, pour être intégrées dans le British Indian ocean Territory (BIOT). Diego Garcia, la plus grande île de l’archipel, est louée ensuite aux Américains qui y installent une base militaire et exigent l’évacuation totale de l’archipel. De précédentes tractations entre Britanniques et Américains avaient porté sur Aldabra (Seychelles), un atoll corallien situé à égale distance de l’archipel des Comores et de la pointe nord de Madagascar. Les tractations avaient échoué parce que cet atoll, déserté par l’Homme, était devenu une réserve naturelle pour plus de 152.000 tortues et les Américains ont craint que des organisations écologistes ne leur créent des problèmes. C’est le peuple des Chagos (environ 2000 personnes) qui est alors sacrifié. Dans l’indifférence générale, l’expulsion et la déportation des habitants commencent. Entre 1967 et 1973, l’archipel est vidé de sa population, qui est exilée vers Maurice (1800 personnes) et les Seychelles (200 personnes).
30 décembre 1966. Les autorités britanniques et américaines signent à Londres un traité qui scelle le destin des Chagos. La déportation systématique des habitants est ainsi officialisée. Le bail signé avec les Américains court jusqu’en 2016 (50 ans, tacitement renouvelable tous les 20 ans).
12 mars 1968, l’Ile Maurice devient indépendante.
Avril 1971, une ordonnance (décret-loi) bannit les Chagossiens des îles Chagos. C’est ce décret-loi que la Cour de Londres déclarera « irrégulier et illégal » le 3 novembre 2000. Mais en 1971, les Américains débarquent en mars et expulsent les habitants de Diego Garcia vers Peros Banhos. Les derniers habitants seront expulsés de Peros Banhos le 27 avril 1973 et déportés vers l’île Maurice. « Nous avons été chargés dans les cales du bateau, sous la menace de fusils, comme au temps de l’esclavage. Nous quittions le paradis pour l’enfer », se souvient Olivier Bancoult, alors âgé de 4 ans. A Maurice, la communauté chagossienne va connaître la misère, les bidonvilles, les suicides, l’alcool...
Entre 1978 et 1982, des “compensations” sont versées à la communauté. 7500 RS, puis 56.000 RS par personne, puis des terres, pour une valeur de 1 million de RS.
1983 : création du GRC par Olivier Bancoult et Lisette Talate. L’objectif est d’obtenir le droit au retour ainsi que des compensations pour les préjudices subis.
Avril 1989, une délégation de Chagossiens menée par Olivier Bancoult tient à La Réunion une conférence de presse pour susciter autour du peuple chagossien des soutiens sur la scène internationale.
En juin 2000, peu avant le premier procès, Olivier Bancoult retrouve pour quelques jours son île natale, Peros Banhos, après 33 ans d’exil forcé.
21 mai 2002, les Chagossiens accèdent à la nationalité britannique.
15 novembre 2003, le Premier ministre mauricien, Paul Béranger inaugure à Port-Louis une stèle commémorant l’arrivée des Chagossiens. « Nous ne sommes pas anti-Mauriciens » doit se défendre encore aujourd’hui Olivier Bancoult. « C’est le premier pays que nous avons connu à notre déportation. Les Chagossiens ne renoncent pas à leur identité mauricienne, mais Maurice ne sait parler que de “souveraineté mauricienne” et n’a jamais proposé aucun plan pour la communauté chagossienne ».
30 mars 2006, une centaine de Chagossiens fait un voyage dans l’archipel : quelques jours au « paradis perdu » pour fouler la terre natale et fleurir les tombes abandonnées.
« La prochaine fois, nous irons pour y habiter, pas pour visiter », dit aujourd’hui le président du GRC.


Thèse universitaire sur la communauté chagossienne

{{}}

Jeune anthropologue, Célia Hoareau a choisi de mettre au centre de son étude l’histoire de la communauté chagossienne. Elle a travaillé sur les différentes générations d’Ilois depuis l’année dernière, pour la soutenance du Master 1. Actuellement en deuxième année de Master, elle soutiendra en septembre un travail approfondi, sur le même thème.
Elle était présente à la mairie du Port pour la rencontre entre Olivier Bancoult et plusieurs élus du conseil municipal portois. « J’espère que, comme Célia, d’autres jeunes prendront ce sujet d’études parce qu’il y a encore beaucoup à dire sur notre histoire », a dit en la saluant le président du GRC.



Un message, un commentaire ?



Messages






  • Admiration pour votre courage.j’ai honte de voir que des personnes comme vous sont dépossedes de leurs terres "nous sommes en 2010"

    Article
    Un message, un commentaire ?






  • Je viens de voir le reportage sur la déportation d’une population , "les Chagossiens" quelle tristesse le pire est que les anglais et les ricains étais nos allier contre la barbarie nazie !
    Comment vous soutenir dans votre combat ? il y a t’il des pétitions qui circule ?
    les Chagossiens ne sont malheuresement pas les seuls , a avoir étais déporté et déposéder de leurs terres , il ne faut pas oublier le peuple Palestinien , les U.S.A et israël sont les pays les plus raciste au monde !
    Le fait d’avoir un "noir " a la tête de l’état ne change rien il est la pour faire une politique de "blanc" !
    Je ne pense pas que Sarko va soutenir les Chagossiens dans leurs juste combat , rien a atttendre d’un gouvernement qui va manger tout les ans au diner du C.R.I.F et peut-étre même recevoir des ordres ?
    Ni du maire de Paris qui donne le nom d’une place de Paris a un criminel comme David Ben Gourion qui a étais premier ministre Israëlien et reponsable de l’épuration étnique !
    Je ne vais pas jusque a dire que j’ai honte d’être blanc vue que tout mes ancêtre étais des pauvre gens des esclave du temps des seigneurs ce qui me donne une sensibilité particuliaire contre l’injustice et la soufrance des peuples .
    Que Dieu vous aide a retrouver votre terre .

    G.Paotr ouvrier Breton

    Article
    Un message, un commentaire ?






    • Vendredi 23 avril 2010 j’ai appris avec stupeur la déportation du peuble chagos dans l’émission Thalassa, comment les Etats Unis d’Amérique avec l’Angleterre, ont pu déporter ces pauvres gens qui ne demandaient rien à personne, sous pretexte que leurs Iles étaient des points statégiques. Qu’on fait les Etats Unis et l’angleterre pour indemniser ce peuble afin qu’il vive dans des conditions convenables, et puisse retrouver un jour leur terre natale. J’espère que cette émission aura été vu par plusieurs milliers de téléspectateurs pour que cet évènement soit connu par un grand nombre de personnes, et espèrons pourront rendre au chagos respect et dignité. Courage à tout ce peuble et que Dieu les endente et les protège.

      Article
      Un message, un commentaire ?