Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
11 juin 2008

Jeudi se tiendra le référendum irlandais sur le Traité européen, le ’non’ a été donné pour la première fois en tête des intentions de vote par un sondage publié vendredi dans l’’Irish Times’.
Les Irlandais doivent se prononcer jeudi prochain par référendum sur le Traité de Lisbonne. Ratifié en France par le Congrès de Versailles, il s’agit du Traité "simplifié" de Nicolas Sarkozy, copié/collé de celui rejeté en 2005 par les Français et les Néerlandais.
Celui-ci devant être ratifié par la totalité des 27 Etats membres, cela signifie qu’un "non" irlandais pourrait faire dérailler la machine institutionnelle de l’Union Européenne (UE). Pour l’heure, quatorze pays l’ont ratifié.
Selon une étude de l’institut TNS/mrbi pour l’“Irish Times”, le "non" serait crédité de 35% des intentions de vote contre 30% pour les partisans du "oui". Les indécis représentent 28% des 1.000 personnes interrogées. Ils sont par ailleurs 7% à dire qu’ils ne voteront pas le 12 juin.
En trois semaines, précise l’institut, le camp du “non” a plus que doublé. Il faudra aussi compter avec la voix des pêcheurs qui se sentent délaissés par l’Europe et qui souhaitent joindre leur voix au "non". Les partisans du traité reculent, eux, de 5 points.
D’autres instituts de sondages avaient mesuré ces dernières semaines une remontée du "non" dans les intentions de vote.
Face à la montée du "non", les tenants du "oui" que sont les trois principaux partis politiques, soit 95% des élus parlementaires, craignent de voir se répéter le scénario de 2001. Par référendum, les Irlandais avaient alors rejeté le Traité de Nice à plus de 58%.
Le camp du "non" s’appuie sur les partis de gauche et notamment 11 organisations telles que Sinn Fein, le Parti socialiste ou encore le Parti communiste d’Irlande. Ils se sont constitués en collectif et font campagne sur la neutralité militaire, le manque de démocratie dans le Traité, et également contre les attaques faites aux droits sociaux et aux services publics.
Les récents sondages qui montrent une possible victoire du "non" ont entraîné une mobilisation des dirigeants européens. Craignant un nouveau blocage de ce Traité après celui de 2005, ils sont nombreux à se rendre à Dublin pour faire campagne aux côtés des tenants du "oui". En avril dernier, le président de la Commission européenne était venu pour affirmer : « En cas de victoire du "non", (...) il n’y a pas de plan B ». Ça ne vous rappelle rien ?
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