Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Le Photo Langage
6 novembre 2006

Le Photo Langage est un très bon outil thérapeutique pour un travail de groupe avec les malades alcooliques. L’intervenant va présenter les règles du jeu au groupe : par exemple un exercice sur la bipolarité : le plaisir et le déplaisir, la dépendance et l’indépendance, la joie et la tristesse, la vie et la mort. Puis, les clichés sont disposés sur une table. Ensuite, ils les choisiront pour y accorder une large réflexion avant de les délivrer en présence des uns et des autres.
Le pousser à s’exprimer...
L’intervenant est le garant de la bonne marche de cet atelier. Il poussera le malade alcoolique à s’exprimer d’une part en utilisant “je”, et d’autre part avec des mots positifs « bien, je vois, je vous écoute, je comprends, poursuivez, expliquez-moi, de quoi s’agit-il ». Cette démarche peut sembler à première vue facile à conduire. Mais détrompez-vous, car « l’alcoolisme est une maladie de la honte, du silence, de la souffrance et de la solitude », il n’est pas facile d’en parler. De se livrer.
... sur sa vie et non sa consommation d’alcool
Il - le malade alcoolique -, vous l’avez très certainement remarqué, préfère parler de sa consommation d’alcool. Il n’aborde pas les questions qui le touchent ou l’affectent : « Est-ce que je conduis bien ma vie comme je le souhaite ? Suis-je capable d’aimer ? Est-ce que je me vois comme une personne qui mérite de la sympathie, l’affection, l’amour des autres ? Est-ce que mes actes sont accord avec mes désirs et mes capacités ou est-ce qu’au contraire, je souffre du fossé entre ce que je voudrais être et de ce que je suis ? ».
La photo est une manière de libérer la parole du malade alcoolique. Il vit ses émotions dans l’instant présent, il raconte sa vie, sa trajectoire dans l’alcool. Il voyage dans son passé, mais il peut aussi se projeter dans l’avenir. Le Photo Langage est un acte positif dans la vie du malade alcoolique qui conduit à l’abstinence.
J.-F. N.
La dépendance, elle l’est pour toujours !
Une fois acquise, la dépendance l’est pour toujours. Certes, le malade alcoolique peut se passer d’alcool. Il ne présentera plus ni tremblement, ni malaise en lien avec le manque. Mais une seule gorgée suffit pour que « la pulsion à boire ne revienne en force et ne submerge ses défenses ». Inévitablement, il replongera ! Une personne dépendante ne pourra jamais reboire modérément. « Il ne pourra maîtriser sa consommation d’alcool, que s’il ne boit rien. Se croire guéri définitivement après avoir dépendant, et croire qu’on pourra s’arrêter après le premier verre, est une erreur, cause fréquente de rechute. Peut-être un jour trouvera-t-on des médicaments susceptibles de faire disparaître la dépendance ».
J.-F. N.
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