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13 juin, parLe monde a changé
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24 juillet 2010

Troisième jour de blocage des usines du Gol et de Bois-Rouge hier et des discussions très dures. En effet, les grévistes protestent contre la présence d’un observateur de l’usine lors du prélèvement servant à analyser la richesse de la canne. Demande que refusent les usiniers qui proposent la mise en place d’une « charte de bonne conduite » pour éviter des abus de la part de ces observateurs. Tard dans la soirée, une ouverture semblait possible.
« Nous ne voulons pas de la présence de l’observateur des usiniers », lance Patrice Pounoussamy, vice-président de la CGPER. En effet, selon l’agriculteur, « cet observateur tente d’influencer l’agent chargé de sonder la canne pour que le prélèvement soit fait en faveur des usiniers ».
« Il n’y a aucune pression de la part de l’observateur », souligne Florent Thibault, délégué général du syndicat des fabricants du sucre de La Réunion. « C’est normal que l’usinier voit la marchandise qu’il achète. D’où la présence de l’observateur », poursuit-il.
Il reconnaît tout de même « qu’il y a pu y avoir des excès d’observateurs débutants ». « Mais ça reste marginal », ajoute t-il. C’est afin de s’assurer qu’il n’y ait « aucune dérive » que la mise en place d’une « charte de bonne conduite » a été proposée par les usiniers lors de la réunion du CTICS (comité technique interprofessionnel de la canne et du sucre) du 21 juillet dernier. « Cette charte concerne à la fois les planteurs et les observateurs », précise Florent Thibault.
Une proposition déclinée par les planteurs qui veulent purement et simplement la suppression de cet observateur. Ce que refusent les usiniers. Les usines du Gol et de Bois-Rouge sont restées fermées hier. Selon Jean-Yves Minatchy, président de la Chambre d’agriculture, ce sont près de 17.000 tonnes de cannes qui ne sont pas livrées chaque jour.
Commencée dans l’après-midi, les discussions se poursuivaient encore dans la soirée. Mais un premier déblocage semblait se dessiner, avec l’acceptation par les usiniers d’une revendication : son représentant ne sera plus constamment à côté de l’agent du CTICS chargé du prélèvement. L’observateur payé par l’usinier pourra rester sur la plate-forme de livraison uniquement pour observer.
Si un tel accord était trouvé, il faudrait qu’il soit validé par l’Interprofession pour être appliqué partout. Dans ce cas, les livraisons pourraient alors reprendre lundi.
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