Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
4 février 2008

D’après un rapport de l’OCDE, co-rédigé par des experts issus des milieux universitaires et du secteur privé, le changement climatique et l’urbanisation pourraient entraîner un triplement du nombre de personnes exposées à des inondations côtières dans le monde d’ici 2070.
Il ressort de cette étude, intitulée “Ranking port cities with high exposure and vulnerability to climate extremes”, que 150 millions de personnes environ pourraient être exposées à des inondations côtières centennales d’ici à 2070, contre 40 millions actuellement. L’impact financier passerait quant à lui à 35 000 milliards USD d’ici 2070, au lieu de 3 000 milliards aujourd’hui.
Avant sa visite à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Bali, le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría avait déclaré que les pays du monde entier devaient agir maintenant pour aborder le défi économique du changement climatique : « Le climat a bel et bien commencé à changer, et une action concertée est indispensable pour en prévenir les conséquences les plus néfastes. Pour les combattre, il existe tout un éventail de moyens économiques envisageables et une volonté politique est indispensable pour les concrétiser ».
Les chercheurs ont analysé l’exposition des personnes et des biens et infrastructures à une inondation côtière centennale dans plus de 130 grandes villes portuaires de la planète. Un risque annuel d’inondation côtière de 1/100 est un niveau de risque communément admis dans les évaluations. L’objectif est d’aider les responsables de l’action publique à déterminer les cibles de leurs stratégies d’adaptation aux extrêmes climatiques et à analyser les avantages potentiels des mesures d’atténuation de leurs effets. Elle inaugure une série de rapports de l’OCDE consacrés aux répercussions économiques du changement climatique dans les grandes villes.
Dans leurs estimations de l’impact du changement climatique, les chercheurs se sont fondés sur une élévation moyenne du niveau des océans de 0,5 mètre d’ici à 2070. Cette hypothèse tient compte de la fonte des calottes glaciaires, qui s’est révélée importante ces dernières décennies, et elle correspond à un scénario prévoyant un risque moyen à élevé.
Le rapport indique que les stratégies d’atténuation ralentiront et limiteront les effets aggravants du changement climatique sur le risque d’inondation côtière. Cela laissera aux grandes villes un répit précieux leur permettant de mettre en œuvre des mesures d’adaptation. Les études montrent en effet que la mise en place de protections côtières efficaces peut prendre trente ans ou plus. Il faut que l’adaptation devienne une priorité des pouvoirs publics dès maintenant pour qu’elle puisse faire une différence demain.
Environ la moitié de la population totale exposée à des inondations côtières provoquées par des marées de tempête et aux dommages imputables à des vents violents est concentrée dans seulement dix grandes villes. C’est à Mumbai que le nombre de personnes menacées est le plus élevé. Mais en 2070, la ville la plus vulnérable sera Calcutta, dont la population exposée devrait être multipliée par plus de sept, pour passer à 14 millions de personnes.
Dans les décennies à venir, la croissance et le développement sans précédent des mégapoles d’Asie constitueront un facteur clé dans l’augmentation du risque que représentent les inondations côtières à l’échelle mondiale. En termes de nombre d’habitants exposés, Calcutta est suivie de près par Mumbai, Dhaka, Guangzhou, Ho Chi Minh Ville, Shanghai, Bangkok, Rangoon et Hai Phong. Parmi les dix grandes villes les plus menacées, Miami est la seule qui soit située dans un pays développé.
Les villes exposées aujourd’hui qui possèdent les actifs (biens et infrastructures) les plus importants en valeur se trouvent principalement dans des pays développés. Miami est de ce point de vue la plus menacée actuellement et le restera en 2070, la valeur des actifs exposés y passant de quelque 400 milliards USD à plus de 3.500 milliards USD. En 2070, huit des grandes villes les plus exposées se situeront en Asie. Guangzhou, qui se classe au deuxième rang en termes d’actifs, est suivie de New York, Calcutta, Shanghai, Mumbai, Tianjin, Tokyo, Hong Kong et Bangkok.
Ce rapport, où sont classées les grandes villes du monde les plus exposées à des inondations côtières aujourd’hui et dans le futur, fait partie d’une série que l’OCDE prévoit de publier sur le thème « les grandes villes et le changement climatique ». La deuxième phase du projet consistera à étudier l’efficacité des mesures de protection contre les inondations et la vulnérabilité des principales agglomérations dans le monde.
Sources notre-planete.info
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
Mézam étan marmaye mi rapèl l’avé plin liv la kaz é an parmi l’avé inn dsi bann zoizo, gayar vèye pa koman é dann liv-la ilistré in zoli fasson (…)
In kozman pou la rout
Face à l’onde de choc qui traverse le système judiciaire français et secoue la conscience nationale dans ce pays, l’heure n’est plus aux postures (…)
180 litres d’eau potable par jour par personne : droit dans le mur
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture