Consommer autrement, moins cher et plus sain, c’est possible !

15 mai 2009

1 - Consommer local
Dans les hypermarchés, beaucoup de fruits et légumes viennent de l’extérieur de l’île : par exemple, dans un hypermarché de Saint-Pierre, pendant la semaine du Développement Durable, de 11 pays différents : France, Afrique du Sud, Chine, Inde, Israël, Madagascar, Egypte, Australie, Argentine, Italie, Hollande ; ils sont la plupart du temps nettement plus chers que les produits locaux, sauf l’ail de Chine, avec 4 prix différents : 4,25 euros, 5 euros, 5,70 euros, 8,80 euros selon les conditionnements, alors que le local est à 9,90 euros le kilo et celui d’Argentine à 11 euros !
On arrive à des aberrations du genre : le navet de France par avion : 8,95 euros le kilo, la fraise de France par avion : 22 euros le kilo ! Qui dit mieux ?
Dans le même magasin, le navet de La Réunion est à 2,25 euros le kilo !
Chez les marchants de fruits et légumes locaux ou au marché de Saint-Pierre, on trouve les mêmes produits encore moins chers : le gros piment de 5,80 euros à 4,50 euros, le pittaya de 4,95 euros à 4,50 euros, le chouchou de 1,95 euro à 1 euro, la pomme de terre de 1,95 euro à 1,80 euro, les tomates petites de 3,50 euros à 1,90 euro, les grosses de 3,95 euros à 3,20 euros, etc…
Pour le poisson, c’est la même chose :
A l’Hyper, le thon rouge est à 16,95 euros le kilo contre 8 euros sur les kiosques du bord de mer, l’espadon à 15,95 euros contre 12 euros, le vivaneau à 15,90 euros contre 16 euros (le jaune) ou 20 euros : seule exception en faveur du super-marché, le zourite à 9 euros contre 8 euros, etc…
Où sont les économies ?

2 - Eviter les grandes surfaces :
Elles vendent des produits industriels trop salés, trop sucrés, trop gras, avec des colorants, des conservateurs, des exhausteurs de goûts et elles incitent les enfants à boire trop sucré dès le plus jeune âge, ce qui, à terme, peut favoriser le diabète, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires…
Elles incitent les adultes à acheter des produits dont ils n’ont pas forcément besoin, par exemple, pour le petit-déjeuner, les céréales en boîte sont bien plus chères que le pain et la confiture, surtout si elle est faite maison, ou l’eau en bouteilles plastiques 500 fois plus chère que l’eau du robinet !
Est-il vraiment nécessaire d’avoir des quantités de produits différents pour faire le ménage dans la maison quand on sait que cela multiplie les molécules chimiques volatiles susceptibles de provoquer des allergies.
Ces grands magasins, par cette hyperconsommation polluante, vont à l’encontre du développement durable en favorisant la multiplication des transports de marchandises, y compris par avion, l’épuisement des ressources, aussi bien énergétiques que des matières premières.
Pendant la Semaine du Développement Durable, nous avons relevé à l’hypermarché, le 1er avril, plus de 6.000 blisters contenant du fromage, de la charcuterie, de la boucherie, etc… ces emballages, pour la plupart en polystyrène, ne servent qu’une fois et vont ensuite grossir les décharges qui débordent déjà.

… Et quand vient le moment d’acheter de l’épicerie : éplucher les étiquettes, se munir d’une liste, de préférence d’articles du COSPAR, et s’y tenir.

3 - Conclusion :

- Commençons par supprimer la publicité dans notre boîte aux lettres (30 à 40 kilos de papier par habitant et par an) : seule solution, obtenir de l’ADEME l’autocollant STOP-PUB ou le demander par téléphone au 0262-92-49-24, car écrire PAS DE PUB sur la boîte ne sert à rien, les distributeurs n’en tiennent pas compte.
Cette publicité incite les citoyens à toujours consommer davantage de produits qui deviennent très vite obsolètes, il faut donc acheter le suivant, etc…
Ex : à quoi peut bien servir à La Réunion d’avoir un véhicule de plus de 200 cv ?

- Evitons le plus possible d’entrer dans les grandes surfaces, quelle que soit l’enseigne, car le soi-disant moins cher devient, à la sortie du magasin, beaucoup plus d’argent dépensé que celui prévu, et évitons les produits industriels nuisibles pour la santé et sur-emballés (certains biscuits ont jusqu’à 4 emballages superposés).

Acheter les produits frais de La Réunion et les cuisiner, c’est : vivre mieux et moins cher, favoriser les producteurs locaux et, à terme, l’agriculture biologique, rejeter moins de déchets, être en meilleure santé et protéger la planète et ses 6,5 milliards d’habitants.

René Perez, militant des Verts


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