Geneviève, Patrick, Yves et les autres de... l’Outre-mer-sur-Seine

18 décembre 2008

On aurait pu dire “chapeau blanc et blanc chapeau”, certains auraient vu je ne sais quelle malveillance machiste à l’égard... du vieux chapeau.

Mais au fond, quel est le point commun entre Geneviève de Fontenay, Patrick Karam, Yves Jego, bien d’autres encore et même Nicolas Sarkozy ? Sinon cette relation fondamentale entre, d’une part, l’Outre-mer sur Seine et la France d’ici en bas, avec les Français d’en bas là-bas que nous sommes ?

Je ne suis pas un fana des élections de Miss et ne vais pas ici tenter de défendre l’institution. Voilà en tout cas une jeune Réunionnaise accusée de broutilles (« que celui (ou celle) qui n’a jamais péché lui jette la première pierre »), mais dont le seul tort est de résister à la dame au chapeau. Et du coup, c’est la guerre, une guerre haineuse au possible faite de coup bas, et même plus bas que bas, dont la dame semble s’être fait une spécialité. Jusqu’au coup de pied de l’âne, à l’occasion de l’élection de la nouvelle Miss France.

On ne résiste pas à Outre-mer sur Seine !

Qu’il y en ait - des Réunionnais - pour se tortiller afin de tenter justifier l’injustifiable : c’est là encore la caractéristique de cette relation fondamentale. Le serviteur zélé qui se veut maître.

Au ministère de l’Outre-mer (sur Seine), Patrick Karam d’abord puis Yves Jego veulent honorer, sans débourser, les promesses présidentielles en matière de continuité territoriale. Ils se heurtent à une compagnie réunionnaise et à un Réunionnais qui en assure la Direction. (...)

Une fois encore, c’est un “Français d’ici en bas” qui résiste à un outremérien sur Seine. Et du coup, ce dernier, comme au bon vieux temps, sort sa kalachnikov et son arme de destruction massive : on ne résiste pas à Outre-mer-sur-Seine ! Ce qu’ils n’ont jamais fait vis-à-vis d’Air France, la compagnie obligée “des” Outre-mer. Ce qu’ils ne font pas non plus à leurs amis pétroliers... « Le chate i mange jamais son p’tit », dit-on ici.

Patrick Karam se jette en première ligne, comme il était d’usage, jadis, pour défendre l’habitation. Puis vient Yves Jego, pendant que, sur l’Olympe, Zeus-Sarko tonne...

Non, on ne résiste pas à Outre-mer-sur-Seine !
Même s’il faut que des vessies deviennent des lanternes.

On en vient toujours à cette relation fondamentale du cavalier ou de la cavalière et de sa monture, que cette dernière soit cheval, mulet ou âne, voire n’importe quoi. Le pire, c’est lorsque ces derniers, par on ne sait quel enchantement, se prennent pour des cavaliers. Et Dieu seul sait si ceux-là sont nombreux.

Au fond, pour paraphraser ce général américain (Custer), il n’y a de bons Réunionnais que les morts. Toujours cheval, mulet, âne, bourrique... ou autre monture. Mais surtout n’allez pas croire, comme dit le proverbe de chez nous, qu’avec un cochon, on ne fait jamais un cheval de course : il suffit qu’ils passent en Outre-mer sur Seine pour qu’ils s’y croient. Les exemples ne manquent pas.

Georges-Marie Lepinay


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