Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
6 novembre 2004

Une centaine d’employés sont en grève depuis hier. Ils réclament une hausse salariale de 6% ainsi que de meilleures conditions de travail. Les négociations avec la direction n’ont pas abouti.
Une partie du personnel de la clinique de Sainte-Clotilde a entamé hier un mouvement de grève. Ils réclament, notamment, 6% d’augmentation de salaires. Après près de cinq heures de négociation, aucun accord n’a été trouvé entre la clinique et la fédération CGTR santé et l’action sociale. La direction a proposé une augmentation salariale de 1,55%. Proposition rejetée par le syndicat. La grève est donc reconduite pour aujourd’hui.
Le conflit a pris naissance lors des négociations salariales en juillet dernier. Les syndicalistes avaient présenté plusieurs revendications salariales sur lesquelles ils affirment ne pas avoir eu de retour.
"Nous avions demandé la rédaction d’un protocole de désaccord de fin de négociations et n’avons pas reçu ce protocole", affirme Françoise Pothin, déléguée syndicale. Les employés de la clinique ont donc procédé jeudi à un débrayage de quatre heures. Ce mouvement s’est transformé en grève, suite "au refus de la direction d’aborder une quelconque négociation", écrit Françoise Pothin, dans une lettre adressée à Michel Deleflie, président-directeur général de la clinique.
Depuis six heures, hier, une partie des salariés de l’établissement hospitalier (secrétariat, chirurgie, cuisine, pharmacie, facturation) est donc en grève. Installés en petits groupes sur la pelouse de la clinique, ils attendent que la direction réagisse. Certains, particulièrement ceux affectés au service de l’hémodialyse, sont amers.
"Nous avons un salaire de 1.060 euros par mois alors que sur une journée, nous traitons trois séries de 27 patients. Nous sommes même obligés de faire du brancardage des patients", souligne une employée.
L’une de ses collègues dénonce : "nous avons travaillé plus de deux mois en sous-effectifs. Pour cela, les infirmières sont gratifiées de 33 euros, les aides-soignants de 23 euros et les agents de 18 euros. On nous prend vraiment pour des mendiants et des miséreux".
Parmi les autres revendications des grévistes figurent : la préférence à l’embauche de salariés locaux, les promotions internes en privilégiant les besoins de formation, l’augmentation de la valeur du point indiciaire à l’échéance officielle ainsi qu’une prime de surcharge de travail de 102 euros pour le personnel de la pharmacie ayant 5 ans d’ancienneté.
Pendant cette grève, un service minimum est assuré dans l’établissement.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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