Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Quand la peur de la maladie fait fuir les touristes
16 novembre 2007

D’après un sondage, plus d’un touriste sur trois est prêt à annuler son voyage s’il estime que la situation sanitaire de la destination est trop risquée. Le chikungunya arrive toujours en bonne place parmi les maladies qui font peur aux touristes potentiels.
« Plus d’un Français sur trois (36%) se déclare prêt à renoncer à une destination dont la situation sanitaire est jugée risquée ! », c’est ce qu’indique le premier Baromètre Institut Pasteur-Ifop sur la santé en voyage.
Le pourcentage d’abandon atteint même 42% parmi les personnes qui n’ont jamais voyagé hors d’Europe et d’Amérique du Nord.
Dans le "Top 5 des risques infectieux en voyage les plus anxiogènes pour les Français", le chikungunya arrive en troisième position derrière le paludisme et la tourista.
« Ces chiffres élevés révèlent toute la part de croyances liées aux voyages dans les régions chaudes du globe, confirmée par le palmarès des maladies anxiogènes issu du baromètre », indique l’Institut Pasteur, pour qui « les Français ont raison de se méfier autant du paludisme et de la tourista ».
L’Institut Pasteur constate que « le palmarès révèle également la part importante de l’effet des médias dans l’opinion des Français : on l’a vu récemment pour l’infection à virus chikungunya, et cela se produit aussi périodiquement pour la fièvre à virus Ebola qui représente un risque très faible pour le voyageur. On parle en revanche beaucoup moins des risques que constituent l’hépatite A, transmise par l’eau et l’alimentation, et les infections transmissibles par voie sexuelle, dont le SIDA ou l’hépatite B ».
Autrement dit, l’effet des médias joue, selon l’Institut Pasteur, un grand rôle dans la crainte du chikungunya.
Ce sondage souligne combien la sécurité sanitaire est importante dans le choix d’une destination chez un touriste français, surtout s’il n’est jamais sorti d’Europe. Dans ces conditions, le rôle des autorités qui ont la responsabilité de protéger la santé de la population est essentiel.
En 2005 et en 2006, on a malheureusement pu constater que l’imprévoyance et l’irresponsabilité ont coûté à La Réunion une catastrophe sanitaire, économique et environnementale.
La vigilance reste donc de mise pour éviter une nouvelle épidémie. Il en va de la survie de l’industrie touristique, un secteur économique qui pèse aujourd’hui plus que l’industrie sucrière.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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