L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
21 mai 2008

Le Conseil d’administration du Groupe Hospitalier Sud Réunion devra attendre le 18 juin prochain pour voir voter son PRE (Plan de Retour à l’Équilibre). Pour l’instant, les syndicats refusent de se prononcer sur une adoption de ce Plan, qui prévoit la suppression de 53 emplois dits « irréguliers », tant que le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) n’a pas été publié.
Les syndicats, CFDT, CFTC, CGTR et FO, sont unanimes, ils ne signeront pas l’adoption du PRE tant que les conclusions définitives du rapport de l’IGAS ne sont pas rendues publiques. Ce Plan de Retour à l’Équilibre vise à résorber, sur 3 ans, un déficit qui s’élève à 9,4 millions d’euros. Pour Expédit Lock Fat, représentant de la CFDT, « avant que nous ne formulions des conclusions, il faut que l’on puisse lire le rapport de l’IGAS qui établira un constat, une recherche des responsabilités et des recommandations. Pour l’instant, nous n’avons rien de tout cela ».
Aujourd’hui, c’est donc le statu quo, et pour rester dans la légalité, le GHSR a saisi l’ARH (Agence Régionale de l’Hospitalisation) pour obtenir un délai supplémentaire, compte tenu du contexte, pour examiner le PRE le 18 juin prochain, lors du Conseil d’administration.
53 emplois dans le collimateur de la Direction
Contacté hier, Jean-Marie Chopin, Directeur de l’hôpital de Saint-Pierre, nous informait qu’il avait eu connaissance du rapport provisoire de l’IGAS, et ce dernier pointait du doigt plus de 200 emplois, qui seraient irréguliers, car créés sans l’accord du Conseil d’administration et sans budget. « Il y a eu un recrutement massif dans un délai court, cela a conduit au déficit que nous connaissons aujourd’hui. D’ailleurs, depuis septembre 2007, nous avons pris des mesures conservatoires, notamment une réduction des embauches, car sinon, le déficit serait supérieur aux 9,4 millions d’euros ». Selon le directeur, c’est bien d’embaucher, mais il faut avoir les fonds, sinon « on va droit dans le mur ».
En outre, la Direction a émis des hypothèses pour un retour à l’équilibre sur 3 ans et cela passe par la suppression de 53 emplois « irréguliers ».
Et c’est ce que dénoncent FO et la CFTC, qui se sont positionnées clairement contre le licenciement de ces personnels dans un hôpital public qui est en manque d’effectif.
Pour la CFDT, « on demande à voir le rapport qui pointe du doigt ces emplois, pour l’heure, nous ne pouvons pas prendre de position définitive », nous expliquait son représentant Expédit Lock Fat.
Côté syndicat et côté Direction, tous attendent le rapport qui devrait être publié d’ici peu. Autre point d’accord, non à la mise sous tutelle, qui « annoncerait une période sombre pour le GSHR », souligne la CFDT. Confiante, la Direction assure que l’état prévisionnel du budget ne dépassera pas les 2,5% autorisés avant mise sous tutelle.
Le nouveau Conseil d’administration devrait donc se tenir le 18 juin prochain, et cette fois, en présence des élus des communes, qui ont brillé lundi par leur absence.
SP
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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