Le sens des responsabilités
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France : prévenir des risques naturels
27 août 2010, par

La vallée de Saint-Gervais, dans le massif du Mont Blanc, est menacée par une poche d’eau glaciaire. Pour éviter une avalanche, des travaux de purge ont été entrepris pour une durée entre 20 et 40 jours.
Ces travaux doivent vider la poche d’eau sous le glacier de la Tête-Rousse, afin d’éviter le risque d’une nouvelle catastrophe. En 1892, le même phénomène avait dévasté la vallée, causant la mort de 175 personnes.
Opération de prévention
La commune de Saint-Gervais espère protéger les 3.000 habitants de la vallée en siphonnant la nappe d’eau de 65.000 mètres cubes, soit 20 piscines olympiques. C’est à plus de 3.200 mètres d’altitude qu’une quinzaine d’ouvriers vont forer entre trois et huit puits de 25 centimètres de diamètre et de 40 mètres de profondeur environ, par forage thermique. Cette technique consiste à envoyer de l’eau chaude sous pression pour faire fondre la glace à grande vitesse.
Des pompes vont ensuite être immergées dans la nappe d’eau, et déverser dans la vallée près de 50 mètres cubes d’eau par heure. Christian Vincent, ingénieur de recherche au LGGE et rédacteur du rapport préconisant la purge artificielle du glacier a expliqué que « ces eaux rejoindront les rivières de manière tout à fait normale » au “Figaro.fr”. Ces travaux devraient prendre fin en octobre, si tout se passe bien.
Phénomène récurrent
Dans la nuit du 11 au 12 juillet 1892, une poche d’eau glaciaire, similaire à celle d’aujourd’hui, s’est rompue à 3.150 mètres, libérant un volume d’eau estimé à 200.000 mètres cubes. Cette poche a également lesté de 9.000 mètres cubes de glace, et arraché 800.000 mètres cubes de roches. Dévastant tout sur son passage, la station thermale au pied du mont a été détruite, et causant le mort de 175 personnes.
Actuellement, les scientifiques tiennent à garder un œil sur le glacier, en contrôlant son niveau, afin de s’assurer que la couche ne fonde pas, et complique l’opération. Celle-ci est estimée à 2,5 millions d’euros, dont 2 millions consacrés à la sécurisation du site et au pompage et 500.000 euros pour le plan de sauvegarde qui consiste à alerter les habitants en cas de catastrophe. Ces travaux seront en partie financés par l’État, par les collectivités locales et le fonds dédié aux catastrophes naturelles.
Céline Tabou
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