Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
CLIMAT
29 août 2008

L’élimination des subventions aux énergies fossiles est un facteur clé dans la réduction des gaz à effet de serre, qui permettrait aussi de stimuler lentement mais sûrement l’économie mondiale, affirme un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) publié mardi.
Le rapport intitulé "Reforming Energy Subsidies : Opportunities to Contribute to the Climate Change Agenda" a été publié mardi à Accra (Ghana) lors de la réunion de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
Dans le monde, près de 300 milliards de dollars ou 0,7% du PIB mondial sont alloués aux subventions énergétiques annuellement. La plus grande part de cet argent sert à abaisser ou réduire artificiellement le prix réel des combustibles comme le pétrole, le charbon et le gaz, ou l’électricité issue des combustibles fossiles.
La suppression de ces subventions permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 6% par an, tout en contribuant à une augmentation de 0,1% du PIB mondial.
Le rapport reconnaît que certaines subventions ou mécanismes de soutien, telles que les allégements fiscaux, les incitations financières ou autres mécanismes de marché peuvent générer des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux comme les tarifs de rachat qui sont à l’origine d’une révolution des énergies renouvelables dans certains pays comme l’Allemagne et l’Espagne.
Le rapport reconnaît aussi que certaines subventions, quand elles sont bien conçues et limitées dans le temps peuvent contribuer à des objectifs sociaux et environnementaux importants, comme les subventions qui promeuvent l’utilisation de combustibles moins nocifs pour la santé et l’environnement que le charbon. Le rapport cite le cas du Chili, dont le taux d’électrification rurale est passé de près de 50% à plus de 90% sur une période de 12 ans, grâce à des subventions.
Le rapport conteste toutefois l’idée reçue voulant que les subventions bénéficient aux pauvres, soulignant que nombre de ces mécanismes de soutien des prix privilégient les classes supérieures de la société plutôt que celles à faibles revenus. De plus, ces subventions servent à détourner les fonds nationaux des politiques et initiatives innovantes qui sont susceptibles d’avoir un impact beaucoup plus important sur les moyens de subsistance et modes de vie des classes sociales les plus défavorisées.
En Inde, 1,7 milliard de dollars ont été investis en subventions de Gaz de pétrole liquéfié (GPL) au cours de la première moitié de 2008 pour faciliter l’accès aux combustibles à des ménages pauvres. Or, les subventions GPL ont surtout été bénéfiques aux ménages à revenus plus élevés. Et, malgré l’inefficacité de la subvention, le programme a été prolongé jusqu’à 2012.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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