Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
12 août 2008

Le président bolivien Evo Morales a remporté dimanche une nette victoire qui le confirme dans sa fonction, ainsi que ses principaux opposants libéraux, lors d’un référendum révocatoire destiné à renforcer son assise politique pour sortir la Bolivie de l’impasse.
Le président socialiste Evo Morales, d’origine indienne, a été confirmé avec son vice-président par plus de 63% de "oui", a annoncé la télévision ATB. La chaîne privée, PAT, le crédite aussi de plus de 63% de votes favorables.
Par contre le principal adversaire du président, le gouverneur de Santa Cruz (est), Ruben Costas (libéral) a lui aussi été amplement confirmé dans sa fonction avec 69% indique la chaîne ATB.
Du balcon du palais présidentiel, Evo Morales a déclaré à la foule qui fêtait la victoire, qu’il demeurait à son poste « pour avancer dans la récupération des ressources naturelles et consolider la nationalisation ». Il a aussi présenté ses « respects aux gouverneurs » confirmés, dont cinq sont des opposants.
De son côté, le gouverneur de Santa Cruz Ruben Costas, principal opposant libéral, a demandé au gouvernement de ne « pas promouvoir son projet de Constitution, sinon il sera dans une impasse ». Costas a jugé que « l’autonomie avait gagné »...
« C’est un bon résultat (pour Evo Morales), mais un résultat problématique » explique à l’AFP le politologue Hervé Do Alto, basé à La Paz. « Il y a un blocage général car les équilibres sont maintenus » ajoute le chercheur en sciences politiques.
Concernant la possibilité d’un dialogue, le spécialiste est catégorique : « Même si le gouvernement est en position de force, il doit négocier, il n’y a pas d’autre sortie ».
M. Do Alto relève qu’il « existe un vote très marqué en faveur de la régionalisation », en faisant référence à l’élection des gouverneurs libéraux de Pando (nord), Beni (nord), Tarija (sud) qui ont été confirmés à leur poste avec un score supérieur à leurs élections.
Le scrutin s’est déroulé calmement à La Paz, la capitale, ainsi qu’à El Alto, la banlieue populaire très favorable au président indigène.
Pour sortir la Bolivie de l’impasse politique et de la division, Evo Morales, premier président indigène de ce pays andin pauvre peuplé de 10 millions d’habitants, avait organisé, 32 mois après son arrivée au pouvoir, ce référendum révocatoire pour relancer sa politique.
Courrier des lecteurs
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