Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Alon filozofé ... ! Billet philosophique de Roger Orlu
2 mars 2007, par

Certaines personnes, plutôt indifférentes au devenir de La Réunion, estiment qu’il n’existe pas de peuple réunionnais. Dans la foulée, les mêmes estiment qu’il n’y a pas de philosophie réunionnaise. Tout simplement parce que, selon elles, les Réunionnais sont incapables de penser par eux-mêmes, de produire un point de vue réunionnais et de délivrer « une parole réunionnaise au monde », pour reprendre les mots de Laurent Vergès.
L’Histoire de La Réunion prouve le contraire. En effet, depuis le début de son peuplement, il y a toujours eu des femmes et des hommes qui ont cherché à analyser la situation dans le pays et à voir comment la transformer. Ici, comme partout ailleurs dans le monde, il y a toujours eu des personnes qui ont exercé leur esprit critique, qui ont réfléchi sur le sens de l’existence en général, sur le vivre ensemble à La Réunion et sur les grandes questions que se posent tous les humains face à leurs difficultés.
De même qu’il existe une identité culturelle réunionnaise assimilable à aucune autre, il existe donc une philosophie réunionnaise. D’ailleurs ce fut là le sujet des “Entretiens de l’U.C.O.I.” (Université de la communication de l’océan Indien) organisés en novembre dernier.
À cette occasion, José Macarty, un des animateurs de l’U.P.A.R. (Université populaire des associations réunionnaises) a décrit la grande variété des racines et des expressions de la philosophie réunionnaise. Et il a conclu : « À l’heure où nous avons des défis importants à relever en termes de développement économique, de cohésion sociale, d’aménagement du territoire, de préservation de notre patrimoine, à un moment où l’avenir à long terme de la canne ne semble plus être assuré et où dans les vingt ans qui viennent, nous devons accueillir environ 200.000 habitants supplémentaires, il faut plus que jamais s’appuyer sur les enseignements du passé pour mieux construire l’avenir. Il faut plus que jamais s’appuyer sur la philosophie réuniionnaise, produit de notre Histoire, pour écrire les pages de nos lendemains ».
Ce soir précisément, à 17 heures 30 à la salle polyvalente de l’Hôtel de ville de Saint-Denis, l’historien Eugène Rousse présentera la vie et l’œuvre d’un philosophe réunionnais qui a fortement marqué son époque : le professeur Henri Lapierre.
L’organisation de cette conférence-débat est une des actions menées par le tout jeune Cercle philosophique réunionnais afin de faire vivre la philosophie à La Réunion. Et de montrer que les Réunionnais sont bel et bien capables de philosopher...
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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Messages
2 mars 2007, 10:20, par Patryck Froissart
Quiconque affirmerait que telle ou telle population est incapable de philosopher l’excluerait de fait de l’espèce humaine.
La spécificité de l’homme est sa capacité de penser.
Penser, c’est philosopher.
Chaque Réunionnais se pense, par ailleurs, depuis la première génération, comme partie de la population de l’île, dès lors qu’il se dit Réunionnais. Penser ainsi, c’est se poser en tant que membre d’un ensemble humain présentant ses caractères propres, son propre passé, son propre présent et son propre futur,et inscrire son propre destin d’individu dans un destin collectif.
La notion philosophique même de "peuple réunionnais" est le résultat de ces positions philosophiques individuelles.
Voir en ligne : Les chroniques de Froissart