Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Géorgie
Élection présidentielle
6 janvier 2004

Plus d’un mois après la ’Révolution de la rose’ qui a conduit à la démission d’Edouard Chevardnadze, les Géorgiens ont élu leur nouveau président. Un scrutin sans surprise dont Mikhaïl Saakachvili est sorti vainqueur.
Les résultats des premiers sondages sortie des urnes réalisés dimanche après-midi n’ont fait que confirmer ce que tous les Géorgiens attendaient : Mikhaïl Saakachvili est le nouveau président de Géorgie. Il aurait recueilli 85,8% des suffrages. L’ancien opposant d’Edouard Chevardnadze a d’ailleurs annoncé sa victoire dès la clôture des bureaux de vote lors d’un discours ; une victoire qui est aussi, selon lui, celle « du peuple géorgien ».
Depuis la démission d’Edouard Chevardnadze, le meneur et candidat de l’opposition est devenu le favori de l’élection. Le déroulement des législatives du 2 novembre dernier avait suscité l’indignation générale. Le très charismatique Mikhaïl Saakachvili s’était retrouvé à la tête d’un vaste mouvement de révolte, qui a renversé l’ancien régime sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée. Cette fois-ci, les élections se sont déroulées sous haute surveillance internationale et aucun incident significatif n’a été signalé.
Saakachvili, 36 ans, formé aux États-Unis et en France, est un démocrate pro-occidental, que ses détracteurs accusent d’être populiste. Il a promis de doubler les retraites, d’en finir avec la corruption galopante, de redresser la situation économique désastreuse du pays et de rendre à la Géorgie les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud d’ici 5 ans.
Ses détracteurs le disent « imprévisible » et « trop chargé d’émotions », ils voient en lui un homme ultra-ambitieux, à la recherche de publicité. Peu diplomate, parfois perçu comme arrogant, ce n’est pas un fédérateur. Ses déclarations très tranchées lui ont attiré des inimitiés farouches. Et sa rhétorique parfois radicale et nationaliste a été considérée par certains comme exagérément populiste. Ses partisans notent que Saakachvili, intelligent, adroit, est aussi un homme de compromis et que ses discours sont plus radicaux que son programme. Depuis la fin novembre, il s’est d’ailleurs montré beaucoup plus calme, et a notamment adouci fortement ses critiques lancées contre Moscou, notent les observateurs à Tbilissi.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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