Di sak na pou di

Nalpongal Vazhttukkal ! Meilleurs vœux de Pongal !

Témoignages.re / 14 janvier 2004

Tous les ans, le jour où le soleil entre dans la constellation du Capricorne, c’est la fête du Makara Sankranti en Inde, plus connu sous le nom de Pongal chez les Tamouls. Cette fête est aussi célébrée sous le nom de Loori au Penjab et Goopi en Andra Pradesh. D’habitude c’est le 14 janvier - sauf cette année où selon les calendriers officiels, ce sera le 15 - année bissextile oblige !
C’est le jour où pour les habitants de la Terre, le soleil fait son retour apparent vers le Nord. Ses rayons ayant atteint leur verticalité maximale au tropique du Capricorne, ils vont lentement mais sûrement se rapprocher de l’équateur. Dans le calendrier hindou, cela s’appelle l’outtarâyana - l’inverse étant dakshinâyana. Ce jour est donc propice pour célébrer Sourya, Dieu manifesté dans le soleil, que l’on appelle communément le Dieu Soleil.
Dans notre système solaire, Sûrya (le Soleil) est source de lumière, de chaleur, donc de vie pour tous les êtres vivants ou inertes. Il ne fait pas de différence entre terriens, sélénites ou martiens. Il éclaire et réchauffe tout l’héliosphère.

Dans le Tamil Nâdu, le Pays Tamoul, c’est Pongal, la fête de la moisson. Indra qui est aussi le dieu de la pluie est vénéré la veille, le jour du Bhogi. C’est aussi le jour du grand ménage, où les gens brûlent leurs vieilles affaires.
Le jour du Pongal proprement dit, au lever du soleil, les gens font le Sakarai Pongal, délicieux mélange de riz nouveau, de galabet et de lait. À la campagne, ce plat est offert cérémonieusement à Sûrya sur un autel familial décoré de canne à sucre et de plants de curcuma (safran pays) lors d’une pûjâ (adoration) de Sûrya.
Le lendemain - cette année le 16 janvier - c’est la fête des bovins. Les agriculteurs vénèrent et décorent leurs instruments de labour et les laissent reposer une journée. C’est Mâttu Pongal. L’après-midi ont lieu les courses de chars de rizière et de vachettes dans de nombreux villages.
Comme le veut la tradition, nous offrons nos meilleurs vœux de Pongal à tous les Tamouls, et de bonne et heureuse année à la population de l’île. Nous formulons le vœu que 2004 sera celle de la paix et de la prospérité tant recherchées. Si 2003 nous a réservé son lot d’horreurs habituelles, formulons le vœu que cette nouvelle année sera plus pacifique pour notre île et pour le monde entier.

Toutes les grandes religions du monde nous demandent de reconnaître que nous sommes les enfants de l’Humanité. Souhaitons que nos responsables politiques et religieux nous montrent le chemin vers la fraternité universelle pour que cette Terre soit soulagée de son fardeau de conflits et de pollution.
À ceux qui raisonnent en quartiers, en clans et en groupes, nous leur demandons d’élargir leur vision pour englober toute l’humanité, et même tout l’univers !
La division nous rend esclaves et génère les conflits. Nous n’appartenons pas aux ZAC, aux ZUP et autres subdivisions claniques, nous appartenons à l’univers illimité. Sortons de la préhistoire pour nous engager dans le futur en nous respectant et en respectant les autres formes de vie. Sacrifions notre égoïsme sur l’autel de l’universalité ! Dialoguons pour qu’il n’y ait pas de zones d’incompréhensions et de malentendus !
Que la Lumière de notre Sûrya intérieur nous guide dans notre recherche d’harmonie et de paix ! À toutes et à tous, joyeux Pongal et bonne année !

par Swami Advayananda,
président de l’association Shruti Seva Réunion

Si i di a zot
100 ans ? Ca se fête !

Mme Marie Honorat Gravelle, née Carcany, a fêté ses 100 ans lundi dernier, à son domicile à La Montagne. Notre nouvelle centenaire est née à La Plaine des Palmistes. Le 30 octobre 1933 au Tampon, elle épouse Joseph William Gravelle, qui décédera le 10 décembre 1979.

Leur union donnera naissance à deux enfants : une fille et un garçon, qui leur donneront 12 petits-enfants, 22 arrière-petits-enfants et 4 arrière-arrière-petits-enfants.

Pour subvenir au besoin de sa famille, Mme Gravelle a travaillé comme femme de ménage puis ouvrière agricole. Depuis trois ans, elle vit chez sa fille, Yolande Janson, au Ruisseau Blanc à la Montagne.

105 ans aussi !

Mme Félicia Oudin, née Guimbert, a fêté ses 105 ans lundi dernier à son domicile aux Camélias (Saint-Denis). Née en 1899 à Saint-Denis, elle a perdu sa mère dans l’épidémie de peste qui a ravagé La Réunion après la première guerre mondiale, et elle a dû élever seule son jeune frère alors âgé de 7 ans.

Plus tard, elle prend en charge sa belle-fille et la sœur handicapée de celle-ci.
Elle a travaillé durant toute sa vie, après la mort de sa mère.

Aujourd’hui, elle a 2 enfants dont 1 est décédé, 21 petits-enfants, 38 arrière-petits-enfants et 2 arrière-arrière-petit-enfants.