Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
28 septembre 2007

Seule une loi peut mettre fin au harcèlement alimentaire des enfants !
Un an après la publication de son enquête sur le rôle de la publicité télévisée dans l’obésité infantile, l’UFC-Que Choisir démontre, étude à l’appui, que le harcèlement alimentaire des enfants à la télévision ne faiblit pas !
87% des publicités diffusées lors des programmes pour enfants portent sur des produits très gras ou sucrés !
L’absence de progrès notable (en 2006, 89% des spots portaient sur des produits gras ou sucrés) montre que les annonces de l’industrie au cours de ces 12 derniers mois n’étaient que des engagements en trompe-l’œil. En concentrant sa communication publicitaire sur des produits manifestement déséquilibrés, l’industrie agroalimentaire participe, aux côtés des cantines défaillantes et des rayons déséquilibrés des grandes surfaces, à l’augmentation alarmante de l’obésité infantile.
Quant aux pouvoirs publics, en refusant de se saisir de ces dossiers, ils acceptent qu’avec une augmentation annuelle de 5,7%, la France prenne la voie des Etats-Unis où 66% des personnes sont en surpoids ou obèses. Aux côtés des autres associations concernées par la problématique de l’obésité infantile (AFD, ANDRM, CCC, FCPE, PEEP), l’UFC-Que Choisir demande donc aux parlementaires de voter une loi interdisant la diffusion des publicités pour les produits les plus gras et les plus sucrés lors des programmes pour enfants. Pour être efficace, cette mesure doit aussi s’inscrire dans le cadre d’une politique globale de prévention de l’obésité infantile, s’attaquant à l’ensemble des facteurs identifiés.
L’UFC-Que Choisir propose notamment d’instaurer une TVA sociétale alimentaire en appliquant un taux de TVA majoré à 19,6% aux produits les plus riches en matières grasses, sucre ou sel, pour inciter les consommateurs à se reporter sur des produits plus sains, bénéficiant d’un taux de TVA minoré. Par ailleurs, les critères nutritionnels applicables aux cantines scolaires doivent devenir obligatoires.
L’UFC-Que Choisir refuse de laisser la pandémie progresser sans réagir et appelle les députés à prendre leurs responsabilités. A cet effet, l’UFC-Que Choisir part en campagne.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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