Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
6 novembre 2006

Lorsque le président Valéry GISCARD D’ESTAING a pris la décision de nommer en 1976 Raymond BARRE Premier ministre en remplacement de Jacques CHIRAC, il s’est appuyé déjà sur une décision du Général de GAULLE qui demandait à Raymond BARRE d’aller à Bruxelles pour y être vice-président de la Commission Unique des Communautés Européennes.
Cette décision était motivée par les connaissances de Raymond BARRE en économie. N’a-t-on pas dit de lui que c’est le meilleur économiste de France ?
Raymond BARRE est né le 12 avril 1924 à Saint-Denis de La Réunion (35, rue de Paris). Il a vécu 22 ans de sa vie dans l’île. Il arrive à Paris le 15 février 1946.
Nous avons connu, au fil des années beaucoup de Réunionnaises et de Réunionnais qui ont obtenu des postes de responsabilité au plus haut niveau de l’État. Lorsque la nouvelle était parvenue en 1976 à La Réunion, gauche ou droite, il y avait à l’intérieur de nous-mêmes un sentiment de fierté. Cela n’empêchait pas d’être en désaccord avec lui sur tel ou tel aspect de sa politique.
Nous avons deux souvenirs de cet homme : c’est « le coup de poing sur la table » face au président de la République, pour dégager des crédits pour notre nouveau port ; et c’est sa venue triomphale à La Réunion, retrouvant ses amis d’enfance, parlant le créole avec les habitants de Cilaos.
Nous avons de lui deux correspondances, l’une sur l’abbé Henri BARRE qui fut le premier prêtre réunionnais, où il nous confirme que c’est bien un membre de sa famille, l’autre est son appui sans condition pour l’émission d’un timbre-poste à l’effigie de l’abbé MONNET et l’action du G.R.A.H.TER (Groupe de Recherche sur l’Archéologie et l’Histoire de la TErre Réunionnaise).
Si Raymond BARRE est un homme politique, il est pudique, discret, secret. Il a toujours refusé de se livrer. En 1986, Henri AMOUROUX, journaliste, historien des années 40, a consacré un livre sur son itinéraire.
Il ne doit pas y avoir de discussions sur la question de donner le nom de Raymond BARRE à l’Université de La Réunion. C’est une fierté pour l’île de La Réunion, et compte tenu de son envergure nationale et internationale, son nom sera approuvé par les Universités de l’océan Indien.
Marc Kichenapanaïdou
Président du G.R.A.H.TER
(Groupe de Recherches sur l’Archéologie
et l’Histoire de la TErre Réunionnaise)
email : [email protected]
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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