Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
12 août 2006

Le 12 juillet dernier, la DDASS de Haute-Corse a averti les directions des établissements de santé de l’existence d’un cas de chikungunya dans le département. La Haute-Corse abrite l’Aèdes albopictus, un moustique ’compétent’ pour transmettre le virus. Le risque d’épidémie est cependant jugé ’minime ’ par les spécialistes.
Dans un courrier adressé le 12 juillet dernier aux "Directeurs des établissements de santé publics et privés", la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales de Haute-Corse (DDASS) avise ces derniers de la découverte d’un "cas importé" de chikungunya en Haute-Corse. Aucune précision n’est donnée sur la date, le lieu et les circonstances de la mise au jour du cas.
En Corse, la présence d’Aèdes albopictus, avérée depuis 2002, avait fait craindre une possible épidémie en cas de contact avec des "cas importés" de chikungunya en provenance de l’île de La Réunion. Les spécialistes estiment cependant qu’un tel risque "est minime", d’autant que s’il n’existe ni vaccin ni traitement préventif, l’évolution spontanée est favorable dans la très grande majorité des cas. "Si une personne en phase virémique rencontre un moustique compétent, comme c’est le cas d’Aèdes albopictus, ce dernier, peut, à l’occasion d’un prochain repas sanguin, transmettre le virus, explique le docteur Hervé Zeller, de l’Unité de biologie des infections virales émergentes au Centre de recherches Pasteur-Mérieux de Lyon. Mais il faut que la personne concernée soit en pleine phase virémique... Le risque d’une transmission massive est restreint : souvent, les patients ne présentent plus de phase virémique à leur arrivée sur le territoire métropolitain."
En métropole, le Gouvernement prend les choses au sérieux...
Une circulaire ministérielle du 13 juin 2006, adressée aux préfets, préconise cependant une attention particulière pour les régions où Aèdes albopictus est présent, comme la Corse, et insiste sur la nécessité pour les collectivités "de lutter contre la prolifération des gîtes larvaires". Parmi les mesures à mettre en œuvre, une "fiche de surveillance entomologique" prévoit, dans l’île, "l’intensification du réseau de pièges pondoirs dans les ports recevant des bateaux en provenance d’Italie, l’extension aux aéroports et à quelques sites urbains et touristiques majeurs." "Le risque de déclenchement d’une épidémie de chikungunya ou de dengue [une autre maladie infectieuse - ndlr] à partir de cas importés, même s’il est considéré comme très faible par les experts (...) ne peut donc être exclu en France métropolitaine", conclut le texte ministériel.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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