Un espace maladie Alzheimer au CCAS

Une première pour le bien-être des malades et leurs familles

29 avril 2009, par Jean Fabrice Nativel

C’est décidé, le CCAS de la Ville de Saint-Paul sera prochainement doté d’un espace d’accueil voué à la maladie d’Alzheimer. Une décision annoncée hier matin par Huguette Bello, maire de la commune et députée, et Suzelle Lebihan, présidente de “Réunion Alzheimer” (1), au sortir d’une réunion avec des professionnels de santé. Le premier dans l’île et au sein d’un service municipal ! Une initiative vivement soutenue et attendue. Voilà qui facilitera la vie de bien de familles. À rappeler que “Réunion Alzheimer” « aide les malades et leurs familles à faire face à la maladie, encourage la recherche médicale, informe les familles des malades et professionnels de santé, sensibilise l’opinion publique sur l’importance humaine et sociale de la maladie et agit auprès des organismes publics pour une meilleure prise en charge des malades ». Sur ce point, leur souhait se réalise enfin avec cet espace accueil.
Au CCAS de Saint-Paul, 25 personnes se sont formées à l’accompagnement de ces malades et de leurs proches. 25 autres le seront bientôt. De cette maladie, certes on en connaît les aspects, mais seulement des estimations ou projections sur leur nombre dans l’île : 3.600, dit-on. Et les lieux d’accueil, notamment de jour, il en existe… mais très peu. À ce sujet, souligne Marie-Rose Gras, « la municipalité soutient tous promoteurs » œuvrant à la réalisation de ce genre d’outil et veut permettre au malade de rester chez lui dans la dignité et au soin d’un professionnel. La Ville de Saint-Paul accorde la même attention à ses aînés — ou personnes âgées — et personnes handicapées. Elle veille à leur bien-être et à une prise en charge globale.

Jean-Fabrice Nativel


La maladie d’Alzheimer ?

C’est une maladie neuro-dégénérative qui touche les cellules du cerveau dans les régions gérant les processus de mémoire, de langage, de raisonnement… Elle évolue sur une durée moyenne de 10 à 12 ans. Les maladies apparentées (dégénérescences front-temporales et maladie à corps de Lewy diffus) sont plus rares, mais exigent une attention et des soins particuliers. La maladie d’Alzheimer est une maladie qui déstabilise l’ensemble du groupe familial et fragilise les plus proches. Il est indispensable de ne pas rester seul et d’oser rompre le silence en s’ouvrant à son médecin généraliste, en se confiant à ses proches et en se rapprochant d’une association France Alzheimer.


Le rôle de l’entourage ?
La qualité des attitudes de l’entourage apparaît comme un véritable soin. L’acceptation des difficultés de la personne malade par ses proches et le maintien des liens affectifs chaleureux l’aident à résister aux changements qu’elle subit et à conserver son autonomie le plus longtemps possible.


Le diagnostic ?

À l’issue de plusieurs consultations, un diagnostic probable de maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée sera peut-être annoncé, à moins qu’une autre cause ne soit trouvée aux troubles constatés. Un diagnostic précoce est bien préférable, car des soins appropriés et un accompagnement de la personne vont pouvoir s’engager rapidement. Une vigilance est ainsi possible à mettre en place sur le plan de la gestion de l’argent et de la conduite automobile.

(1) 11, rue de la République Bât SHLMR La Rivière 97400 Saint-Denis.
Tél. : 0262.94.30.20 – Fax. : 0262.53.85.92


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Messages

  • Bonjour ! J’y étais aussi à cette rencontre ! Vous avez juste omis de dire qu’il n’y a pas que les accueil de jour comme possibilité pour les familles et les patients ! Actuellement la plupart sont pris en charge dans un service de moyen séjour pour permettre à la famille de "souffler" un peu ou d’équilibrer les troubles de comportement majeur.Cette prise en charge est lourde pour le personnel soignant ! Il y a des gens qui travaillent dans l’ombre pour cette pathologie, et il ne sont pas tous du public !


Témoignages - 82e année


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