Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Tchad, Somalie, Kenya, Darfour
4 février 2008

Le 10ème sommet de l’Union africaine, réuni à Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie, le 31 janvier, sur le thème de l’industrialisation de l’Afrique,
devait aussi régler des questions de succession à la présidence de l’Union et de la Commission, son instance exécutive.
Mais le poids des conflits au Kenya, au Tchad et aussi aux Comores, a pesé sur les débats.
Le chef de l’Etat Tanzanien, Jakaya Kikwete, a été élu jeudi à la présidence de l’Union Africaine (UA), à l’issue du vote organisé au premier jour du 10e Sommet de l’organisation, à Addis Abeba. Il succède au Ghanéen John Kufuor.
Deux jours plus tôt, les pays du groupe de l’Afrique de l’Est avait écarté la candidature du Soudan, déjà présentée en 2006 et 2007.
A la Commission, c’est le Gabonais Jean Ping, soutenu par le groupe de l’Afrique de l’Ouest, qui succède au Malien Alpha Oumar Konaré, après des péripéties qui ont failli, à un moment, faire reporter le scrutin.
Les conflits en Somalie, où les troupes éthiopiennes sont toujours présentes, et au Kenya, devaient être deux des dossiers importants de ce Sommet, également ouvert sur le thème de l’industrialisation.
Le Groupe de contact sur la Somalie a annoncé un plan de retrait progressif des troupes éthiopiennes et lancé avec l’Union africaine un plan de restauration de la paix comprenant l’envoi de troupes par plusieurs pays africains. Selon le Commissaire de l’UA à la Paix et la sécurité, Saïd DFjinnit cité par Panapress, « l’incapacité des Etats africains à déployer le nombre de soldats requis en Somalie a retardé le départ des soldats éthiopiens ». Les efforts faits l’an dernier pour mobiliser davantage de troupes ont globalement échoué. Néanmoins, la situation s’est stabilisée avec l’arrivée du gouvernement du Premier ministre Noor Aden, installé en novembre 2007,
Puis, dès jeudi, c’est la situation au Kenya qui est venue troubler l’assemblée des chefs d’Etats africains, saisis en urgence vendredi du dossier du Tchad, où des groupes rebelles tentent depuis quelques jours de s’approcher de N’Djamena.
« Nous étions déjà fort préoccupés par la situation au Kenya qui jetait son ombre sur les débats, mais cette attaque du Tchad nous inquiète d’autant plus qu’elle hypothèque le déploiement de la force européenne », l’Eufor, a indiqué à l’AFP un fonctionnaire de l’UA en marge des débats.
« Pour notre force hybride (UA-ONU) au Darfour, le déploiement de l’Eufor (dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique) était un soulagement, mais cette attaque remet tout en question », a commenté ce fonctionnaire africain.
Le président tchadien, Idriss Deby Itno, n’a pas participé au sommet d’Addis Abeba. Il dirige les opérations de son armée qui tente de contrer des rebelles arrivés à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.
Le chef de la délégation tchadienne au sommet, le ministre des Affaires étrangères Amad Allam-Mi, a passé la matinée de vendredi en consultations, notamment avec certaines délégations européennes.
Rattrapés par l’actualité tchadienne, les dirigeants africains n’avaient fait aucune déclaration officielle vendredi en début d’après-midi sur la crise au Kenya qui avait mobilisé le sommet la veille.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, après avoir pris part au sommet jeudi, s’est rendu vendredi à Nairobi pour appuyer les efforts des médiateurs dirigés par son prédécesseur, Kofi Annan.
Toujours au chapitre des crises et conflits sur le continent, l’UA a également organisé une réunion d’urgence au niveau ministériel après les déclarations du président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, qui a dit vouloir intervenir sur l’île autonome d’Anjouan « incessamment pour restaurer l’intégrité de l’Etat comorien ».
« Nous comprenons sa frustration, mais il faut tout de même poursuivre les négociations, d’autant que le pays “leader” de notre force sur place, l’Afrique du Sud, n’accepte pas pour l’instant le principe d’une opération armée », a indiqué un responsable du département paix et sécurité de l’UA.
Le colonel Mohamed Bacar, réélu président d’Anjouan le 10 juin 2007 à la suite d’une élection rejetée à la fois par l’UA - qui a une mission miliaire aux Comores - et l’Etat fédéral, refuse depuis d’organiser de nouvelles élections.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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