Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
15 juin 2010, par

Après quatre jours d’affrontements entre les Ouzbeks et les Kirghiz, la violence inter-ethnique s’intensifie. Celle-ci a causé la mort de 117 personnes, et en a blessé 1500, selon le ministère kirghize de la santé. A cause de ce conflit, plus de 40.000 Ouzbeks ou Kirghizes d’origine ouzbek se seraient déjà réfugiés en Ouzbékistan.
Les faits débutent, le 7 avril dans la capitale Bichkek, où des affrontements éclatent entre les partisans du président renversé Kourmanbek Bakiev et les forces de sécurité fidèles au gouvernement intérimaire nouvellement élu. Il s’agit également d’un conflit ethnique entre les Ouzbeks qui représentent 14,5 % de la population du Kirghizistan, et constituent près de la moitié de la population dans le sud du pays.
Une situation tendue dans la région
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est entretenu, dimanche 13 juin, avec le président de l’Organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE), Kanat Saudabayev, et s’est dit « alarmé par l’ampleur des affrontements, la nature inter-ethnique des violences et le nombre de victimes et de déplacés ». Ban Ki-moon a indiqué que l’ONU allait envoyer une aide humanitaire d’urgence au Kirghizistan. Les deux hommes ont convenu que leurs émissaires européens, et onusiens, coordonneraient leurs efforts pour trouver une solution cette crise.
Depuis l’éclatement de l’URSS en 1991, le Kirghizistan a vécu de nombreux conflits internes, notamment en 2001, lorsque Kourmanbek Bakiev était Premier ministre, et considéré comme responsable de la répression sanglante d’une manifestation de l’opposition dans le sud-ouest du pays, qui avait couté la vie à 5 personnes. Il en a été de même quatre ans plus tard, avec la révolution des Tulipes.
Point de rencontre en Asie centrale pour les États-Unis, et la Russie, parce que le pays est frontalier avec la Chine, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, et le Kazakhstan, le Kirghizistan est entre deux feux. Une base militaire de l’OTAN s’est ouverte en 2001, pour le transit des soldats envoyés en Afghanistan, et une autre russe, permettent au pays de peser de tout son poids dans la région. En 2009, le régime de Bakiev avait menacé de fermer la base américaine car il était hostile à Washington, mais les États-Unis ont réussi à la conserver, moyennant finances.
Tentative de désamorcer la situation
Les autorités kirghizes peinent à rétablir l’ordre, bien que l’état d’urgence ait été décrété et que l’armée est mobilisée. Les autorités kirghiz admettent qu’elles ne parviennent pas à contrôler la situation, malgré la mobilisation de l’armée, l’instauration d’un couvre-feu et l’ordre donné aux forces régulières de tirer sans sommation.
A Och, la deuxième ville du Kirghizistan, des coups de feu ont retentit dans les rues, où des corps calcinés et des maisons incendiées témoignent de la violence des combats, a rapporté un journaliste de l’AFP. Le conflit s’étend dans tout le pays, à Djalal-Abad, une autre ville proche de la frontière ouzbèke, la tension persiste.
Selon les agences de presse russes, citées par L’Express, l’Organisation du traité de sécurité collective (ODKB), qui est une alliance militaire des pays d’ex-URSS dont le Kirghizistan , s’est réunie lundi 14 juin à Moscou. Le but est de discuter de l’envoi d’une force de réaction rapide sur le terrain. Le gouvernement russe a indiqué qu’il enverra des aides humanitaires et aidera à l’évacuation des 850 blessés à Och.
Céline Tabou
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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