Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
22 août 2008

Près de deux patients sur dix interrogés en consultation d’anesthésie auraient déclaré prendre au moins un médicament à base de plantes. En pratique pourtant, cette consommation est rarement signalée et il a fallu une enquête spécifique pour mettre ce phénomène en évidence. Pourtant, la phytothérapie peut être à l’origine d’interactions médicamenteuses parfois graves. Sans compter que certaines plantes médicinales s’avèrent, parfois, incompatibles avec... une intervention chirurgicale !
C’est le cas par exemple du Panax ginseng dont la prise peut provoquer une hypoglycémie mais aussi des hémorragies. Et si le millepertuis diminue l’effet de certains médicaments, l’Echninacea peut, elle, entraîner un déficit immunitaire. Ou au contraire une stimulation qui se traduira par des manifestations allergiques.
Quant à l’éphédrine extraite d’ephedra, il est formellement déconseillé d’y recourir dans les 24 heures précédant une intervention. Les risques cardiaques ou cérébraux peuvent en effet s’avérer conséquents ! Alors, si vous recourez habituellement à l’un de ces produits, ou à la phytothérapie, informez-en votre médecin traitant. Et si vous devez subir une intervention, prévenez l’anesthésiste dès la première consultation préopératoire.
Courrier des lecteurs
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