L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
25 juin 2008, par

En décembre 2007, le concept “C.I.VI.S., Communauté Solaire” a été adopté. Il s’agit, pour la CIVIS, de s’engager et de renforcer sa dynamique en faveur de la maîtrise de l’énergie et de l’utilisation des énergies renouvelables sur l’ensemble du territoire Grand Sud.
La Communauté de communes, en partenariat avec l’ARER, a présenté hier aux bailleurs sociaux un nouveau dispositif d’aide à la construction pour des logements sociaux moins énergivores.
La Réunion ne dispose donc pas de réglementation thermique permettant de garantir une performance énergétique minimale des constructions.
Les aides de la Communauté Solaire pour l’intégration des prescriptions énergétiques et environnementales visant à pallier l’absence de réglementation thermique s’adresseront aux opérateurs sociaux qui respecteront des règles précises.
Pour l’année 2008, 2 millions d’euros sont déjà engagés pour 200 logements sociaux. « Il s’agit d’un grand projet pour le territoire du Grand Sud et nous espérons que le projet connaîtra un développement plus important dans les années futures », explique Christophe Rat, directeur de l’ARER. En effet, il s’agit d’un dispositif expérimental qui ne demande qu’à être amélioré pour les prochaines années.
Meilleure gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets
Aussi, la CIVIS, soucieuse du développement durable de son territoire, a choisi de ne pas limiter ses prescriptions à des seules exigences énergétiques, mais a souhaité les étendre à des critères environnementaux, à savoir une conception intégrant l’économie d’eau, la gestion des déchets, les espaces verts...
Les critères d’éligibilités seront fondés sur :
- le référentiel PERENE (PERformance ENErgétique des bâtiments) pour le confort thermique,
- l’utilisation du chauffe-eau solaire,
- la mise en place de dispositifs d’économie et de récupération d’eau pluviale,
- les mesures prises pour assurer le traitement de l’air,
- la diminution à la source et la gestion des déchets lors des travaux,
- les efforts consentis pour faciliter la gestion des déchets dans la vie du bâtiment,
- la sensibilisation/formation des personnels de maintenances,
- la végétalisation des abords des constructions...
Et pour respecter ces critères d’éligibilités, selon Christophe Rat, les surcoûts seront faibles : « en réalité, le surcoût correspondra à la rémunération de l’architecte et du bureau d’étude pour qu’ils réfléchissent un peu plus sur la conception du bâtiment ».
Les bailleurs sociaux prêts à suivre
Et les bailleurs sociaux prêts à jouer, si l’on en croit Robert Igoulen, directeur de la construction et de l’aménagement à la SEMADER.
« C’est une initiative positive, c’est la première en son genre, et cela prouve que les communes s’intéressent aux problèmes de logement et de logement durable. Jusqu’à aujourd’hui, il y avait des opérations ponctuelles avec la Région et d’autres, mais avec ce projet, le problème de développement durable est pris dans toute sa globalité.
Il est vrai que le financement du logement social est difficile, mais c’est un dispositif incitatif ». Néanmoins, Robert Igoulen souhaite que les démarches administratives ne soient pas trop lourdes car, souvent, la lenteur administrative freine de nombreux constructeurs.
Nous faisons un pas supplémentaire en matière de gestion des déchets, de l’eau, de l’énergie, mais dans un second temps, il sera essentiel de sensibiliser la population. Il ne suffit pas de construire un bâtiment durable, il est indispensable que les locataires s’approprient le projet et adoptent, eux aussi, des comportements plus respectueux de l’environnement.
Sophie Périabe
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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