Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
Le COSPAR reçu à la CCIR
27 février 2009

Mercredi, le COSPAR (Collectif des Organisations Syndicales, Partis et Associations de La Réunion contre la vie chère) a rencontré Eric Magamootoo, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion. La délégation a pu exprimer les revendications.
Eric Magamootoo a reçu vers 16 heures 30 une délégation menée par Ivan Hoareau et Jean-Hugues Ratenon, représentants du COSPAR. Pendant plus d’une heure, ils ont échangé leurs points de vue sur la situation actuelle de la société réunionnaise et proposé des idées pour sortir de cette crise.
Pour le collectif, « nous sommes actuellement dans une situation d’urgence sociale. Il faut prendre des mesures immédiates pour y remédier ». Parmi ces mesures immédiates, on peut citer l’augmentation de 200 euros des bas salaires, des minima sociaux, des retraites et des bourses, la baisse de 20% sur les produits de consommation courante, le gel de loyers des logements sociaux et la baisse du prix de la bouteille de gaz de 5 euros. « Pour éteindre le feu, il faut impérativement une prise de conscience du fait que la crise est politique mais aussi sociale », souligne Ivan Hoareau.
Eric Magamootoo a quant a lui fait le constat « de la détresse sociale à La Réunion ». Selon lui, « il faut établir un nouveau modèle économique à La Réunion, car nous sommes arrivés à la fin d’un système ». En effet, il estime que l’île a hérité d’une « économie de comptoir » favorisant les situations de monopoles lors de sa départementalisation, en 1946. Il espère que les États généraux demandés par le président Nicolas Sarkozy ainsi que la mission du Conseil de la Concurrence seront « l’occasion de mettre fin à cette économie de monopole ». Néanmoins, le président de la Chambre veut favoriser le dialogue social pour ne pas sombrer dans « une situation d’explosion ».
Concernant l’augmentation des bas salaires de 200 euros, il a fait part de la nécessité de « trouver un équilibre entre le pouvoir d’achat des salariés et la survie des entreprises ». Il explique que des discussions doivent avoir lieu, mais qu’une augmentation générale est impossible.
Même si le COSPAR note que le président de la Chambre « reconnaît qu’il est temps de changer les choses » et que « son dialogue se rapproche de celui du collectif », elle ressent toujours des « décalages », notamment pour l’augmentation des salaires. « Pour l’instant, il y a des discours, mais pas de solution, c’est la raison pour laquelle il faudra s’exprimer massivement le 5 mars prochain », conclut Jean-Hugues Ratenon.
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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