Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
10 juillet 2008, par

Hier, quelques dizaines de personnes ont pu assister à un spectacle très émouvant sur la plage de Saint-Leu à côté du centre Kélonia. En effet, après 5 mois de soins entre les mains du personnel de Kélonia, une petite tortue imbriquée de 5 ans environ a pu rejoindre l’océan et retrouver les siens. C’est en début d’année que deux jeunes enfants, Jonathan et Guillaume, âgés respectivement de 11 et 10 ans, ont trouvé la petite tortue blessée. « Nou abit Terre-Sainte pré de la plage é kan nou té pou joué su la plage, nou la vu la tortu, èl y sénié dan le cou. Donk nou la enmèn a èl la caz, nou la mi un peu de bétadine é nou la mèt a èl dan une bassine », racontent les deux marmailles. Et le lendemain, la famille a contacté Kélonia. Selon Stéphane Ciccionne, directeur du centre, « cette blessure au niveau du cou était sûrement due à une flèche ou un hameçon ».
Les personnels de Kélonia étaient aux petits soins avec cette jeune pensionnaire pendant les 5 mois nécessaires à la cicatrisation de la blessure. Aujourd’hui, elle a retrouvé une courbe de croissance normale et a donc pu rejoindre son milieu naturel, accompagnée de ses deux parrains. Avant la remise à l’eau, Jonathan et Guillaume ont procédé aux vérifications nécessaires. « Elle fait 42 cm et 6,400 kg, elle a donc pris 2 kg depuis son arrivée », constate Stéphane Ciccionne. Une bague ainsi qu’une puce électronique intégrée à la tortue permettront de reconnaître l’animal, le cas échéant. Les deux parrains de la petite tortue sont partagés entre tristesse et joie : « Nou té ataché a èl, donk nou lé trist de voir èl partir, mé nou lé contan osi parce qu’elle va retrouver d’autres tortues et continuer sa vie ». Une histoire qui finit bien grâce à l’intervention des deux marmailles et du personnel de Kélonia. Mais aujourd’hui, combien de tortues sont ainsi blessées par des flèches ou des hameçons et ne survivent pas ? De plus, cette espèce est menacée, d’où l’importance de la protéger. En cette semaine où la protection de la biodiversité est au centre d’une conférence mondiale dans notre île, le relâcher de cette tortue à la mer est porteur d’espoir.
SP
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