Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
7 juillet 2010, par

Avant-hier matin, Kanal Océan Indien a choisi de consacrer près de deux heures de son émission matinale “Alon Kozé” à un document très touchant, qui a fait l’objet d’un “courrier des lecteurs” dans “le JIR” ce dimanche sous le titre : « Éradiquer la faim sur notre planète serait possible ». Ce texte est signé Yola Minatchy, une avocate réunionnaise basée à Bruxelles, présidente des Jeunes Juristes Francophones, qui participe fréquemment à des actions de bénévolat pour le respect des droits fondamentaux de tous les humains et pour la fraternité entre les peuples.
Dans ce texte, elle souligne notamment qu’aujourd’hui sur la Terre, « 24.000 personnes meurent chaque jour de faim, soit un mort toutes les quatre secondes. 75% de ces morts sont des enfants ». « Pourtant, dit-elle, éradiquer la faim sur notre planète serait possible : le budget mondial nécessaire s’élève à 32 milliards de dollars par an. Pour les 192 Etats membres de l’ONU réunis, la somme de 32 milliards est moindre que le budget annuel mondial investi dans le secteur de l’armement ou du nucléaire. En 2008, les dépenses mondiales en matière d’armement s’élevaient à 1.464 milliards de dollars pour l’an ».
Voilà pourquoi, comme dit un peu plus loin Yola Minatchy, « vaincre ou non la faim relève d’un choix ». Et elle attire l’attention sur un rendez-vous important où les responsables de ce choix auront de lourdes responsabilités à assumer : il s’agit du prochain Sommet des Nations Unies, qui aura lieu du 20 au 22 septembre, afin de faire le point sur les huit « Objectifs du millénaire pour le développement », décidés par cette instance internationale il y a dix ans.
Parmi ces « objectifs », il s’agit notamment, d’ici cinq ans, de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde et vivant avec moins de 1 dollar par jour, soit 1,4 milliard d’êtres humains. « Or, déplore l’avocate, depuis 2008, les pays occidentaux ont réduit considérablement leur versement aux agences internationales d’aides humanitaires envers les pays plus pauvres de la planète ».
Yola Minatchy lance donc un appel : « Ensemble, solidaires, nous pouvons agir et nourrir l’esprit de résistance pour une révolution de la conscience collective compatible avec un développement durable et équitable ».
Cet appel, retransmis à l’antenne de K.O.I. par Jean-Max Hoarau et Sylvie Mouniata, a été soutenu par de nombreux auditeurs dans l’île. “Témoignages” soutient aussi plus que jamais cette mobilisation pour que La Réunion soit solidaire des plus pauvres dans le monde.
L. B.
Courrier des lecteurs
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