L’urgence de se mobiliser pour éviter la ruine des Réunionnais dans la mondialisation
12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
11 juillet 2008, par

Notre planète va accueillir et nourrir 3 milliards d’habitants de plus au cours des 50 prochaines années, dont plus de 85% dans les pays en développement.
Avec la croissance mondiale, les sociétés vont être amenées à accroître leurs prélèvements sur les richesses naturelles déjà menacées. L’utilisation abusive de produits phytosanitaires, destruction ou fragmentation des habitats, surexploitation, réchauffement climatique... sont autant de facteurs qui fragilisent les écosystèmes.
Aujourd’hui, sur 1,7 million d’espèces connues, plus de 16.000 espèces animales et végétales sont menacées d’extinction. La perte de la biodiversité s’accélère. Pour renverser cette situation, il faut nouer de nouvelles alliances entre tous les secteurs de la société. Il faut que la biodiversité devienne la responsabilité de chacun d’entre nous. Sur plus de 40.000 espèces suivies par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), regroupant plus de 10.000 scientifiques dans le monde entier, plus de 16.000 espèces sont aujourd’hui déclarées menacées d’extinction. Un amphibien sur trois et un quart des espèces de conifères du monde, un mammifère sur quatre et un oiseau sur huit sont en péril.
Notre île était, à l’origine, un monde sans vie. Peu à peu s’est installées une faune et une flore issues de différentes régions proches ou lointaines. 230 espèces végétales strictement endémiques (propres à l’île et uniques au monde) sont actuellement recensées, dont la moitié est menacée.
Au sein de la faune, sur les 18 espèces qui nichent encore à La Réunion, plus de la moitié sont endémiques. Beaucoup sont aujourd’hui menacées telles que le papangue, seul rapace de l’île. Centaines espèces font l’objet de mesures de protection, telles les pétrels, qui nichent sur les remparts.
La biodiversité joue un rôle prépondérant dans le bien-être humain, notamment à travers son impact sur la santé et la fourniture de matières premières.
Or, les activités humaines entraînent bien souvent des pertes irréversibles en termes de diversité de vies sur Terre, pertes qui ont été plus rapides au cours de ces 50 dernières années qu’à n’importe qu’elle période de l’Histoire humaine.
Les trois quarts de la diversité génétique des plantes cultivées ont disparu, et aujourd’hui, seules 12 espèces végétales et 14 espèces animales assurent l’essentiel de l’alimentation du monde.
Le modèle de développement mondial actuel a montré ses limites. Face à l’augmentation de la population, aux impacts de la mondialisation des échanges, notre île doit être une référence. Elle est aujourd’hui un condensé du monde par sa richesse naturelle et culturelle, et nous pouvons devenir un exemple pour l’humanité en matière de développement.
Risham Badroudine
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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