Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
23 mars 2009, par

Samedi soir en l’église Sainte-Jeanne d’Arc du Port, a eu lieu le premier des huit concerts qui seront donnés dans l’île d’ici la fin du mois par Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Outre le talent de ces choristes, la qualité de leur prestation et leur ouverture au monde, ce qui a marqué cette soirée, c’est l’émotion suscitée par l’apport à ce groupe d’un jeune Portois de 14 ans, Benoît Cascade, et la présence d’une étoile de la chanson réunionnaise, Jacqueline Farreyrol.
Après que les élèves de la manécanterie parisienne eurent chanté "Mon Île", ce chant magnifique à la gloire de La Réunion, Jacqueline et les enfants ont offert au public son dernier succès, "Lady Maloya", une chanson qui fait le lien entre notre passé douloureux et notre avenir plein d’espoir, si nous savons nous entendre entre Réunionnais sur un projet commun. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que l’artiste — mais aussi la citoyenne et l’élue tamponnaise — ait été très émue lorsque nous lui avons présenté le livre d’Ary Yee Chong Tchi Kan, qui vient de paraître. (notre photo)
Dans cet ouvrage, qui exalte « la réconciliation et la fraternité entre Réunionnais », l’auteur souligne la richesse de « la civilisation réunionnaise » et l’importance de faire vivre ce fruit de toutes les générations précédentes « ayant mutualisé leurs héritages respectifs ». « La construction de ce mode d’existence peut être notre contribution décisive au patrimoine de l’Humanité, dans une société globale où l’épanouissement collectif et individuel passe par la connaissance mutuelle », affirme Ary Yee Chong Tchi Kan.
Voilà pourquoi, dit-il, « nous devons prendre conscience de la perte immense que constitue la disparition dans l’oubli de chaque Réunionnais ». C’est une des raisons pour lesquelles la Région et ses partenaires, dont des institutions internationales prestigieuses, vont construire la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise (MCUR). Une des tâches de ce service public, qui a d’ailleurs déjà commencé, sera de conserver pour les générations futures et pour « la connaissance universelle » tout « le trésor de savoir, de savoir-faire et de savoir-vivre » de notre peuple. Ainsi, la MCUR deviendra le premier endroit au monde, où chaque Réunionnais aura droit à une vie éternelle.
L. B.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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